POLITIQUE

Élection dans Lévis lundi: premier test de popularité pour la CAQ et le PLQ

19/10/2014 12:03 EDT | Actualisé 19/10/2014 12:03 EDT
AFP via Getty Images
People vote on September 4, 2012 in l'Assomption, Quebec, Canada. Voting started Tuesday in a Quebec election expected to return separatists to power, buoyed by rising frustration with the current leadership and months of student protests over a planned tuition hike. Nearly six million voters in the country's only majority French-speaking province will choose 125 lawmakers. And pre-election polls point to the Parti Quebecois (PQ) coming out on top, though without a full majority. The PQ has been in the opposition since its 2003 defeat by the Liberals, led by Jean Charest, who is only the second person since the 1950s to have served three terms as Quebec premier. AFP PHOTO / ROGERIO BARBOSA (Photo credit should read ROGERIO BARBOSA/AFP/GettyImages)

QUÉBEC - L'élection complémentaire dans Lévis, qui a lieu lundi, constituera un premier test de popularité, tant pour la Coalition avenir Québec (CAQ) que pour le gouvernement.

Ce sera le premier rendez-vous avec l'électorat depuis l'élection générale du 7 avril.

Et s'il y a une circonscription au Québec où le résultat est difficile à prédire c'est bien Lévis, qui n'a pas la réputation d'être fidèle sur le plan politique.

Depuis une quinzaine d'années, elle a été d'allégeance péquiste (1998), puis libérale (2003), avant de se laisser séduire par l'Action démocratique (2007) pour revenir dans le sérail libéral (2008) et céder à l'appel de la Coalition avenir Québec (2012 et 2014).

Le chef de la CAQ, François Legault, avait réussi à conquérir Lévis en 2012 en y présentant un des ses candidats-vedettes, Christian Dubé, qui a quitté ses fonctions le 15 août _ à peine quatre mois après avoir été réélu _ , pour occuper un poste à la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

En 2012 et 2014, M. Dubé a raflé chaque fois 40 pour cent du vote. Sa majorité a cependant fondu, passant de 3273 voix, en 2012, à 1943, en 2014.

Cette fois, M. Legault fait confiance à l'animateur d'émissions de télévision François Paradis, qui s'est fait une place dans le paysage médiatique de la région de Québec depuis une trentaine d'années.

Pour les libéraux, qui forment déjà un gouvernement majoritaire, Lévis serait un trophée appréciable dans les circonstances actuelles. Le gouvernement pourrait être tenté d'interpréter l'élection de sa candidate comme une adhésion de la population aux politiques d'austérité en matière de finances publiques mises en place depuis son élection.

En ce début de mandat libéral majoritaire, la population pourrait choisir de se ranger du côté du pouvoir, donc de voter pour le PLQ et sa candidate bien implantée dans la circonscription, Janet Jones, qui est conseillère municipale à Lévis depuis 2009.

Il semble donc que la lutte pour la première place se fera entre la CAQ et le PLQ.

Du côté du Parti québécois, les choses ne se présentent pas aussi bien. Le PQ s'est classé troisième dans Lévis en 2008, 2012 et 2014. Lors du dernier scrutin, le PQ avait récolté un maigre 16 pour cent d'appui populaire.

Cette fois, le Parti québécois présente un jeune homme de 27 ans, Alexandre Bégin, qui travaille comme attaché politique auprès du député péquiste de Saint-Jean, Dave Turcotte.

De son côté, Québec solidaire présente pour la deuxième fois un médecin, Yv Bonnier Viger. En avril, il n'avait reçu que 6 pour cent d'appui.

Pas moins de 11 candidats se font la lutte. En 2012, on en comptait sept.

La tenue d'une élection complémentaire entraîne des coûts évalués à quelque 600 000 $.

A l'heure actuelle, les libéraux de Philippe Couillard comptent 70 députés, le PQ, 29, la CAQ 21, et Québec solidaire, 3.

La prochaine élection complémentaire sera déclenchée au plus tard en mars dans Richelieu, une circonscription péquiste rendue vacante à la suite du départ d'Élaine Zakaïb, qui a mis un terme à sa carrière politique fin septembre.

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