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Le Nigeria annonce un accord avec Boko Haram pour la libération des jeunes filles kidnappées

17/10/2014 10:31 EDT | Actualisé 17/10/2014 11:37 EDT
AP
In this photo taken from video by Nigeria's Boko Haram terrorist network, Monday May 12, 2014 shows the alleged missing girls abducted from the northeastern town of Chibok. The new video purports to show dozens of abducted schoolgirls, covered in jihab and praying in Arabic. It is the first public sight of the girls since more than 300 were kidnapped from a northeastern school the night of April 14 exactly four weeks ago. (AP Photo)

L'armée et la présidence nigérianes ont déclaré vendredi avoir conclu un accord avec le groupe islamiste armé Boko Haram prévoyant un cessez-le-feu et la libération de plus de 200 lycéennes enlevées mi-avril.

"Un accord de cessez-le-feu a été conclu entre le gouvernement fédéral du Nigeria et Jama'atu Ahlis Sunna Lidda'awati wal-Jihad (groupe pour la prédication et le jihad, plus connu sous le nom de Boko Haram)," a déclaré le chef d'Etat-major de l'armée nigériane Alex Badeh.

"J'ai donné des directives aux chefs des différents corps de l'armée afin que l'on s'assure que ces récents développements soient appliqués sur le terrain" a-t-il ajouté.

En parallèle, le premier secrétaire de la présidence, Hassan Tukur, a affirmé à l'AFP qu'un accord avait été conclu avec le groupe islamiste mettant fin aux violences et prévoyant la libération de 219 jeunes filles toujours portées disparues.

M. Tukur affirme avoir représenté le gouvernement nigérian lors de deux rencontres avec les insurgés islamistes au Tchad, sous la médiation du président tchadien Idriss Deby.

"Boko Haram a déclaré un cessez-le-feu, à la suite des discussions que nous avons menées avec eux" a déclaré M. Tukur, précisant que l'annonce a été faite "hier soir", jeudi.

"Ils ont accepté de libérer les jeunes filles de Chibok", a-t-il ajouté, faisant référence aux 219 adolescentes toujours portées disparues depuis leur enlèvement le 14 avril dernier dans leur lycée de Chibok, dans le nord-est du Nigeria.

Certains ont émis des doutes quant à un tel accord, survenant juste au moment où le président nigérian Goodluck Jonathan est censé annoncer sa candidature à sa propre succession, en février prochain, et où les questions de sécurité sont au coeur du débat politique.

On ignore notamment qui est Danladi Ahmadu, celui que M. Tukur présente comme son interlocuteur au sein de Boko Haram, et qui a donné une interview à la radio vendredi matin.

"Je n'ai jamais entendu parler de ce Monsieur, et si Boko Haram voulait déclarer un cessez-le-feu, cela viendrait de leur chef, Abubakar Shekau" a estimé Shehu Sani, un spécialiste de Boko Haram qui a négocié à plusieurs reprises avec le groupe islamiste aux côtés du gouvernement nigérian.

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