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Procès Pistorius: le procureur s'oppose à une peine légère

14/10/2014 07:21 EDT | Actualisé 14/10/2014 07:21 EDT
MARCO LONGARI via Getty Images
South African Paralympic athlete Oscar Pistorius looks down while his phycologist gives evidences during his sentencing hearing at the High Court in Pretoria on October 13, 2014. Fallen paralympic hero Oscar Pistorius returns to court today at the start of his sentencing hearing after he was convicted of culpable homicide in the killing of his girlfriend, with his lawyers set to argue for leniency. The double-amputee track star last month escaped a murder conviction in a verdict that shocked the country and fuelled criticism of South Africa's legal system. AFP PHOTO/ POOL / MARCO LONGARI (Photo credit should read MARCO LONGARI/AFP/Getty Images)

Le parquet s'est opposé mardi à une peine légère pour Oscar Pistorius, qui tente d'éviter la prison pour avoir abattu sa petite amie, suggérant que le champion s'était dévoué à la cause des enfants handicapés par simple obligation de carrière.

Pour un sportif de haut niveau, "ça n'a rien d'original", a soutenu le procureur Gerrie Nel, durant le contre-interrogatoire de l'agent de Pistorius, Pete Van Zyl.

"C'est simplement une étape de carrière", a-t-il affirmé, rappelant que Pistorius était tantôt invité, tantôt rémunéré, tantôt honoré par les multiples sollicitations reçues avant qu'il ne tue sa petite amie en février 2013.

"Je pense que beaucoup de sportifs veulent apporter leur contribution et changer les choses", a rétorqué M. Van Zyl. "Mais c'est juste du bonus, un à-côté", a raillé M. Nel.

Interrogé pour savoir si Pistorius souhaitait reprendre la compétition, M. Van Zyl a affirmé ne pas le savoir mais n'a rien exclu: "Je n'en ai pas parlé avec lui", a-t-il dit, en précisant que cela dépendrait de l'issue du procès.

La veille, le manager avait cherché à réhabiliter Oscar Pistorius, détaillant sa disponibilité de coeur et d'esprit, et même financière, pour aider à améliorer la vie des enfants nés comme lui avec un grave handicap.

Sans péroné à la naissance, Pistorius a été amputé des pieds à l'âge de 11 mois et équipé de prothèses. Il court équipé de lames de carbone lui valant le surnom de "Blade Runner" (le coureur aux lames).

L'athlète s'apprêtait à lancer sa propre fondation quand il a abattu sa petite amie Reeva Steenkamp venue passer la nuit de la Saint-Valentin chez lui en 2013.

En septembre, il a été reconnu coupable d'homicide involontaire, la juge Thokozile Masipa estimant qu'il avait été imprudent mais que l'intention homicide n'était pas démontrée. L'athlète soutient depuis le début s'être armé pour neutraliser un cambrioleur.

Lundi, à la fureur du parquet, un expert du service pénitentiaire sud-africain a suggéré de le condamner à trois ans d'arrêts domiciliaires et un travail d'intérêt général.

"Pour vous, il est acquis que l'accusé veut reprendre sa carrière d'athlète?", a demandé M. Nel à ce travailleur social cité par la défense, obtenant un "oui" catégorique.

La juge Mme Masipa, sous forte pression dans ce procès intégralement retransmis en direct à la télévision et dont le jugement demeure controversé, pourrait annoncer la sentence dès vendredi, a indiqué une source proche du parquet à l'AFP.

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