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Pistorius: un homme «brisé», selon une psychologue aux représentations sur peine

13/10/2014 04:22 EDT | Actualisé 12/12/2014 05:12 EST

PRETORIA, Afrique du Sud - Oscar Pistorius est un «homme brisé qui a tout perdu»: son amie de coeur, sa réputation, ses amis, son salaire et son estime de soi, a témoigné lundi une psychologue, appelée la première à la barre lors du début des représentations sur peine de l'athlète sud-africain, trouvé le mois dernier responsable d'homicide coupable.

Le témoignage du docteur Lore Hartzenberg a presque immédiatement été jugé biaisé par le procureur en chef.

La peine de l'athlète pourrait aller de la condamnation avec sursis et amende à 15 ans d'emprisonnement. Le mois dernier, la juge Thokozile Masipa a déclaré Pistorius non coupable de meurtre prémédité et de meurtre, car elle ne pouvait prouver hors de tout doute qu'il savait que Reeva Steenkamp se trouvait derrière la porte de la salle de bain sur laquelle il a tiré.

Oscar Pistorius a tiré sur Mme Steenkamp chez lui en février 2013, aux petites heures du matin, alors qu'elle se trouvait dans la salle de bain.

Le coureur avait soutenu qu'il ignorait qu'il s'agissait de sa petite amie, une mannequin de 29 ans, qui se trouvait derrière la porte. Il a affirmé croire qu'un intrus était entré et allait l'attaquer.

Durant son témoignage, la psychologue Hartzenberg a affirmé que Pistorius, un athlète amputé des deux jambes, avait parfois pleuré, transpiré, fait les cent pas et eu des haut-le-coeur pendant ses sessions de consultation avec elle.

«Pendant certaines des sessions, il ne faisait que pleurer pendant que je le tenais dans mes bras», a-t-elle dit, ajoutant que Pistorius était affligé par le deuil depuis qu'elle avait commencé à le voir, peu après le 14 février 2013, jour du drame.

Un autre témoin appelé par la défense, Joel Maringa, un travailleur social des services correctionnels de l'Afrique du Sud, a suggéré que Pistorius soit placé sous supervision correctionnelle, ce qui inclut des périodes de confinement à domicile sur trois ans, et 16 heures de travaux communautaires par mois. Cela permettrait à l'athlète de s'entraîner et d'assister à des rencontres sportives, a fait valoir M. Maringa.

Le procureur Gerrie Nel a affirmé qu'une telle peine serait comme une «non-peine», choquante tant elle serait inappropriée.

L'équipe d'avocats de l'athlète cherche à convaincre la juge Masipa que l'athlète a souffert émotionnellement et matériellement et qu'il est rongé par les remords. Les avocats espèrent que la juge sera clémente dans l'imposition de la peine.

Les avocats ont dit qu'ils attendraient le prononcé de la peine avant de décider s'ils porteraient ou non la décision en appel.

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