NOUVELLES

Pas d'entente Turquie-ÉU sur des bases aériennes turques; attentat à Kobani

13/10/2014 09:54 EDT | Actualisé 13/12/2014 05:12 EST

SURUC, Turquie - La Turquie n'a pas conclu d'entente avec les États-Unis sur l'utilisation d'une base aérienne dans le sud de la Turquie, pour les opérations militaires visant le groupe armé État islamique.

Un responsable du gouvernement a rapporté lundi, sous le couvert de l'anonymat, que les deux pays continuaient de discuter de l'utilisation de la base Incirlik, ainsi que des demandes des Turcs, qui réclament une zone d'exclusion aérienne et un refuge sûr pour les réfugiés. Des centaines de milliers de Syriens se sont réfugiés en Turquie, récemment, dans la foulée des attaques des combattants de l'État islamique (ÉI).

Dimanche, des responsables de la défense américaine avaient affirmé que la Turquie permettrait aux États-Unis et aux autres pays de la coalition militaire qui agit contre le groupe État islamique d'utiliser ses bases aériennes.

Par ailleurs, lundi en Syrie, les combats reprenaient de plus belle à Kobani, une ville disputée près de la frontière turque, où un extrémiste du groupe ÉI a commis un attentat-suicide en faisant exploser un véhicule chargé.

Selon l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme, la voiture se dirigeait vers la frontière turque. Selon un Kurde de Kobani, Farhad Shami, le véhicule semble avoir explosé prématurément. Il n'était pas possible dans l'immédiat de savoir si l'attentat avait fait des morts. M. Shami a également rapporté que la coalition aérienne avait frappé dix fois dimanche et lundi.

Les sons des explosions et des coups de feu occasionnels étaient perçus de l'autre côté de la frontière turque. La veille, les milices kurdes avaient réussi à ralentir l'avancée du groupe islamiste. Un minaret a été touché par ce qui semblait être une grenade propulsée par fusée, dans le centre de la ville, créant un nuage de fumée blanche.

Des activistes ont rapporté que les combattants du groupe ÉI menaient une attaque de l'est de la ville, et que les combats se poursuivaient aussi dans les quartiers sud.

La ville kurde du nord de la Syrie est le théâtre de durs combats depuis la fin du mois de septembre. Les membres du groupe État islamique, mieux armé que les milices kurdes, sont déterminés à prendre le contrôle du poste frontalier.

Les frappes aériennes menées par la coalition internationale sur Kobani et ses alentours font office de test de l'efficacité de la voie aérienne pour ralentir l'organisation islamiste.

PLUS:pc