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Mesures d'austérité: des travailleurs de la santé expriment leur colère à Laval

13/10/2014 03:46 EDT | Actualisé 13/12/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - Un bruit, qui était devenu familier durant la crise étudiante, a recommencé à retentir lundi.

Les casseroles ont alors été ressorties des armoires de cuisine pour faire du boucan et ainsi dénoncer le régime minceur imposé par Québec.

De nombreux manifestants armés de chaudrons ont exprimé leur mécontentement à proximité de la Cité-de-la-Santé de Laval.

Ils ont tenu à y aller de cette démonstration bruyante car, selon la présidente du Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires de Laval, Isabelle Dumaine, «l'abolition de postes» y aura une incidence directe sur «les soins de santé offerts aux bébés, aux mères et aux personnes âgées».

Mme Dumaine a reproché aux membres du gouvernement provincial — et plus particulièrement au premier ministre Philippe Couillard et au ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette — de «trahir la population» en imposant des mesures d'austérité «qui frapperont de plein fouet les plus vulnérables de la société».

La présidente locale de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, Josée Blanchard, a quant à elle exprimé ses inquiétudes par rapport au sort des travailleurs.

Elle a martelé que la pression sur leurs épaules va certainement croître et que «les cas d'épuisement professionnel risquent d'augmenter».

Mme Blanchard a déploré le fait que ses membres évolueront dans un contexte intenable qu'elle a qualifié de «spirale infernale».

Elle a aussi indiqué que l'effort exigé des travailleurs «va devenir de plus en plus difficile à soutenir».

De son côté, la direction du Centre de santé et de services sociaux de Laval a offert, sans grande surprise, une version des faits bien différente.

En point de presse lundi, elle a souligné que «les mesures d'optimisation de l'établissement» n'entraîneront «aucune coupure de services ou perte d'emploi».

Elle a ajouté que cette révision des façons de faire est un passage obligé pour relever le «défi budgétaire» actuel mais aussi pour réagir à plusieurs autres facteurs.

Elle a cité notamment «les changements des pratiques cliniques, la croissance démographique, le vieillissement de la population et l'évolution des besoins en matière de soins de santé».

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