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Ebola: des infirmières au travail malgré l'appel à la grève pour les salaires

13/10/2014 10:27 EDT | Actualisé 13/12/2014 05:12 EST

MONROVIA, Liberia - Des infirmières du Liberia se sont présentées au travail, lundi, malgré les appels à la grève pour de meilleurs salaires à l'heure de la plus grande épidémie de fièvre Ebola de l'histoire.

Étant donné le risque lié à leur travail, les membres de l'association nationale des professionnels de la santé demandent des salaires mensuels plus élevés. L'association représente plus de 10 000 membres, mais le ministère de la santé soutient que seulement 1000 travaillent dans des cliniques et hôpitaux accueillant des patients atteints de l'Ebola. L'appel à la grève du syndicat s'adressait aux infirmières, aux auxiliaires médicaux, aux techniciens de laboratoires et autres travailleurs de la santé, mais pas aux médecins.

Certaines infirmières se sont tout de même présentées au travail lundi, selon un docteur d'un hôpital gouvernemental à Tubmanburg, Gobee Logan.

Le virus Ebola aurait déjà tué plus de 4000 personnes en Afrique de l'ouest. Les plus grands foyers de l'épidémie se trouvent au Liberia, en Guinée et en Sierra Leone.

Le virus se transmet par contact direct avec les fluides corporels, tels que le sang et les vomissures, ce qui place les travailleurs de la santé particulièrement à risque d'infection. Beaucoup de centres de traitement débordent de patients infectés par le virus, et l'équipement protecteur manque souvent. Selon les plus récents chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 400 professionnels de la santé ont contracté le virus, dont près de la moitié au Liberia.

Par ailleurs, lundi, l'OMS a décrit l'épidémie comme «la plus grave urgence sanitaire des temps modernes». En conférence aux Philippines, la directrice générale Margaret Chan a toutefois ajouté que les bouleversements économiques pouvaient être freinés si les gens sont bien informés et ne prenaient pas de mesures irrationnelles.

Citant des chiffres de la Banque mondiale, Mme Chan a affirmé que 90 pour cent des coûts économiques de toute épidémie proviennent d'efforts «irrationnels et désorganisés du public pour éviter l'infection».

Les employés de l'OMS «sont bien au courant que la peur de l'infection s'est répandue dans le monde beaucoup plus vite que le virus», a-t-elle déclaré durant un congrès régional sur la santé à Manila, la capitale.

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