NOUVELLES

Un triple attentat-suicide fait au moins 58 morts dans l'est de l'Irak

12/10/2014 02:53 EDT | Actualisé 12/12/2014 05:12 EST

BAGDAD - Un triple attentat-suicide a tué au moins 58 personnes dimanche en Irak, tandis qu'une bombe placée en bordure de route a coûté la vie à un chef de police dans la province d'Anbar, des attaques qui constituent un important revers pour les forces irakiennes et kurdes qui tentent de lutter contre le groupe extrémiste État islamique.

Le triple attentat s'est produit à Qara Tappah, dans la province multiculturelle de Diyala, dans l'est de l'Irak. Selon un responsable des forces kurdes locales, le premier kamikaze a déclenché sa veste explosive à la grille d'entrée d'un complexe des forces de sécurité, qui abrite aussi un important parti politique kurde.

Quelques minutes plus tard, deux autres kamikazes ont précipité leurs véhicules piégés dans le complexe, qui a été lourdement endommagé, a indiqué le responsable des forces kurdes.

D'après un membre du conseil municipal de Qara Tappah, le triple attentat a aussi blessé au moins 107 personnes.

Le groupe armé État islamique a revendiqué l'attaque, en affirmant qu'elle avait été menée par trois djihadistes étrangers. L'authenticité de la revendication en ligne n'a pas pu être confirmée, mais elle a été publiée sur un compte Twitter fréquemment utilisé par le groupe.

Les extrémistes de l'État islamique ont pris le contrôle de certaines villes de la province instable de Diyala et y affrontent les forces kurdes.

Dans la province d'Anbar, dans l'ouest de l'Irak, le brigadier-général Ahmed al-Dulaimi a été tué alors qu'il se déplaçait dans un convoi au nord de Ramadi, dans une zone pourtant sécurisée la veille par les forces irakiennes, a indiqué un membre du conseil municipal de Ramadi. On ne sait pas si l'attaque a fait d'autres victimes.

Les combattants du groupe État islamique se sont emparés de plusieurs régions de la province d'Anbar plus tôt cette année, avant de poursuivre leur avancée vers le nord, où ils ont pris Mossoul, la deuxième ville d'Irak.

Le week-end a été particulièrement sanglant en Irak. Samedi, une série d'attentats à la voiture piégée a tué au moins 45 personnes dans les quartiers majoritairement chiites de Bagdad.

PLUS:pc