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Un déversement de pétrole brut a été signalé à Lévis

11/10/2014 03:36 EDT | Actualisé 11/12/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - Un déversement de pétrole brut est survenu samedi à Lévis, dans la région de Chaudière-Appalaches, sur les terrains de la raffinerie Jean-Gaulin, qui dessert l'ensemble des stations-service Ultramar.

Initialement, l'entreprise faisait état d'un déversement d'environ 15 000 litres, mais ce chiffre sera revu «significativement» à la baisse, selon un communiqué publié en soirée par Valero, à qui appartient la raffinerie.

Le ministère de l'Environnement du Québec, par l'entremise d'Urgence-Environnement, s'est rendu sur les lieux après avoir été appelé par l'entreprise. En entrevue à La Presse Canadienne, le porte-parole d'Urgence-Environnement Frédéric Fournier a indiqué que le problème «aurait été causé par un bris de réservoir» et qu'il serait survenu vers vers 10h30.

Dans ce cas-ci, seule l'entreprise est en mesure d'évaluer la quantité d'hydrocarbures qui s'est échappée de ses installations, a fait savoir M. Fournier. Urgence-Environnement est néanmoins sur les lieux pour superviser les travaux qui sont menés par l'entreprise.

Plusieurs heures après le bris allégué, les opérations de récupération étaient toujours en cours et allaient probablement se poursuivre pendant plusieurs heures, sinon plusieurs jours, indiquait le ministère.

M. Fournier a voulu se faire rassurant en disant que le déversement a été confiné dans un réservoir d'urgence, plus précisément un «merlon de terre glaise». Il a précisé que «le contaminant se doit d'être ramassé mais qu'il n'y a pas de problématique anticipée» tant pour la population que pour l'environnement.

Le déversement est survenu «sur le site de la raffinerie dans un des grands réservoirs de 500 000 barils, qui a été défaillant», a confirmé le porte-parole d'Urgence-Environnement.

Valero a indiqué dans son communiqué que le déversement pouvait être décrit comme une «tache de pétrole au sol, près du réservoir». Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes de cet «incident mineur», ajoute l'entreprise.

En fin de soirée, samedi, un porte-parole de Valero, Jonathan Gagnon a expliqué qu'un problème de communication avec Urgence-Environnement est à l'origine du chiffre erroné évoqué au départ sur l'étendue du déversement.

«Il y a eu des échanges informels avec Urgence-Environnement. Un membre de notre équipe a évoqué la possibilité d'un 15 000 litres, mais ce n'était pas une information approuvée. Nous ne sommes pas dans une gestion d'urgence. La tache observée dans le fond de la digue peut avoir une superficie comparable à la grosseur d'une voiture», a tenu à spécifier M. Gagnon.

Le porte-parole de Valero était cependant incapable de fournir des chiffres sur la quantité de carburant qui se serait retrouvée dans le réservoir d'urgence. La quantité précise devrait être connue dans quelques jours, selon l'entreprise.

D'après le site Internet d'Énergie Valero, propriétaire d'Ultramar, la raffinerie Jean-Gaulin «traite du pétrole d'outre-mer» et elle a une capacité de stockage de 8,7 millions de barils de brut.

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