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État islamique: les milices kurdes peinent à défendre Kobani

11/10/2014 10:08 EDT | Actualisé 11/12/2014 05:12 EST

SURUC, Turquie - Des miliciens kurdes mènent une dure bataille pour défendre la ville syrienne de Kobani, mais peinent à repousser les djihadistes du groupe armé État islamique, qui réussissent à entrer dans la ville par deux côtés, ont rapporté samedi différents responsables kurdes et syriens.

La bataille de Kobani ne s'essouffle pas malgré plus de deux semaines d'attaques aériennes menées par les États-Unis et ses alliés. Les frappes semblent avoir peu fait pour décourager et faire reculer le groupe sunnite, qui a commencé à attaquer Kobani, près de la frontière turque, à la mi-septembre.

Vendredi, les combattants ont assiégé le quartier de la sécurité kurde, un quartier de l'est de la ville où se trouvent des édifices de sécurité des miliciens kurdes, un commissariat de police et plusieurs immeubles municipaux et gouvernementaux.

Ismet Sheikh Hasan, un responsable kurde haut placé, a affirmé que les affrontements étaient concentrés dans le sud et l'est de la ville, et que la situation était désastreuse. Il a appelé la communauté internationale à l'aide.

Alors que les milices kurdes possèdent seulement des armes simples, les combattants du groupe État islamique sont lourdement armés, a-t-il dit. De plus, ceux-ci ne sont pas assiégés et peuvent se déplacer aisément.

M. Hasan a aussi constaté que les opérations militaires aériennes n'étaient pas efficaces. Aussi demande-t-il à l'ONU et à la communauté internationale d'intervenir, car il craint qu'un massacre n'ait lieu si les djihadistes prennent le contrôle de la ville. En entrevue téléphonique, il a aussi prié la Turquie d'ouvrir un corridor pour permettre aux civils coincés à Kobani de quitter la ville et pour que les livraisons de fournitures d'armes puissent se faire.

Depuis le début de l'offensive de l'organisation État islamique sur Kobani, au moins 500 personnes ont été tuées et plus de 200 000 ont dû fuir en Turquie. Selon M. Hasan, les Turcs ne permettent maintenant qu'aux civils blessés d'entrer dans le pays.

Le directeur de l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme, Rami Abdurrahman, les combattants kurdes ont beau mener un solide combat, ils ne sont pas assez armés pour résister.

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