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Ebola: trois vaccins russes prêts d'ici à six mois

11/10/2014 06:10 EDT | Actualisé 11/10/2014 07:49 EDT
Alex Duval Smith/DPA
The ebola vaccination "cAd3-EBO-Z" is pictured at the vaccines center in Bamako, Mali, 09 October 2014. Human trials of the Ebola vaccine have started in Africa after being trialed in the USAand Great Britain. Three employees of the health department in Mali were the first people in Africa to receive the vaccine. Photo:ALEXDUVALSMITH/dpa

La Russie pourra fournir trois vaccins contre le virus Ebola d'ici à six mois, a assuré samedi la ministre russe de la Santé, Veronika Skvortsova, alors que l'épidémie a déjà fait plus de 4 000 morts selon l'Organisation mondiale de la santé.

"Nous avons créé trois vaccins (...) et nous pensons qu'ils seront prêts dans les six prochains mois", a indiqué la ministre russe à la télévision, selon l'agence de presse Ria Novosti.

"L'un est déjà prêt pour un essai clinique", a-t-elle ajouté, précisant que l'un des vaccins avait été créé à partir d'une souche inactive du virus.

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola, partie de Guinée fin décembre 2013, avait fait 4 033 morts au 8 octobre, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Au total, 8 399 personnes ont été infectées dans sept pays.

Alors que la panoplie des médicaments antiviraux expérimentaux s'étoffe, l'OMS a fait état de deux vaccins "prometteurs": l'un développé par la firme britannique GSK (GlaxoSmithKline) et l'autre développé par l'agence de santé publique du Canada à Winnipeg, dont la licence de commercialisation est détenue par la société américaine NewLink Genetics.

Des essais cliniques du vaccin de la firme GSK ont récemment débuté au Mali, pays africain limitrophe de la Guinée.

L'OMS espère de premiers résultats des essais sur ces deux vaccins en novembre-décembre et le début d'essais de phase 2 (permettant d'évaluer l'efficacité du vaccin) dans les pays touchés dès janvier-février.

Le virus Ebola se manifeste notamment par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90% et il n'existe pas de vaccin homologué. Il se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés.

La Russie, qui n'a fait état d'aucun cas d'infection sur son territoire, a envoyé fin août une équipe de virologues et un laboratoire mobile pour aider à lutter contre l'épidémie en Guinée.

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