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Ebola: surveillance accrue des passagers à l'aéroport JFK de New York

11/10/2014 01:11 EDT | Actualisé 11/12/2014 05:12 EST

NEW YORK, États-Unis - Les autorités sanitaires et frontalières ont mis sur pied un programme de dépistage accru des symptômes de l'Ebola à l'aéroport international John F. Kennedy à New York, pour tous les passagers en provenance du Liberia, de la Sierra Leone et de la Guinée, dans le but de limiter la transmission du virus aux États-Unis.

Au cours de la prochaine semaine, le programme sera mis en oeuvre dans quatre autres aéroports: Newark Liberty au New Jersey, Dulles à Washington, O'Hare à Chicago et Hartsfield-Jackson à Atlanta.

«Déjà 100 pour cent des voyageurs qui quittent les trois pays infectés sont examinés à la sortie de l'avion. Parfois, leur température est prise à plusieurs reprises durant le processus», a indiqué le docteur Martin Cetron, directeur de la division des migrations et des quarantaines du Centre de prévention des maladies.

«Peu importe combien de procédures sont mises en place, nous ne pouvons réduire le risque à zéro», a-t-il ajouté, lors d'un point de presse à l'aéroport JFK.

Les autorités frontalières affirment que 150 personnes arrivent chaque jour aux États-Unis en provenance du Liberia, de la Sierra Leone ou de la Guinée, ou ils y font fait une escale. Près de 95 pour cent d'entre eux atterrissent dans un des cinq aéroports visés par le programme.

Il n'y a pas de vol direct entre les États-Unis et ces trois pays d'Afrique de l'ouest, les plus grands foyers de l'épidémie d'Ebola, mais des responsables de la sécurité intérieure ont affirmé la semaine dernière qu'ils pouvaient retracer le point de départ des voyages, même s'ils ont fait plusieurs escales. Des compagnies aériennes de la France, du Maroc et de la Belgique continuent d'offrir des vols en provenance et en direction de pays d'Afrique de l'ouest.

Les travailleurs de la santé utiliseront des thermomètres sans contact pour relever la température des voyageurs des trois pays ravagés par l'épidémie. Ceux qui font de la fièvre seront interrogés afin de déterminer s'ils ont pu être en contact avec le virus. Des aires de quarantaine sont aménagées dans les cinq aéroports.

M. Cetron a rapporté que 36 000 voyageurs quittant l'Afrique de l'ouest ont été examinés depuis les deux derniers mois. Aucun n'était infecté. Le dépistage additionnel mis en place n'aurait probablement pas permis d'identifier Thomas Eric Duncan, puisqu'il n'avait pas encore de symptômes à son arrivée à son arrivée aux États-Unis le mois dernier. M. Duncan, qui arrivait du Liberia, est le premier patient à avoir reçu un diagnostic positif d'Ebola aux États-Unis. Il en est décédé mercredi dernier, à Dallas au Texas.

Par ailleurs, une équipe de télévision du réseau NBC qui a été exposée à un caméraman infecté au Liberia a reçu l'ordre de se mettre en quarantaine de la part des autorités du New Jersey. Des responsables ont affirmé que les membres de l'équipe n'avaient pas de symptômes et qu'ils ne présentaient aucun risque pour la collectivité.

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