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Les Royals et les Orioles se ressemblent, mais sont différents en attaque

09/10/2014 07:35 EDT | Actualisé 09/12/2014 05:12 EST

BALTIMORE - La vitesse contre la puissance.

Les étonnants Royals de Kansas City et les imperturbables Orioles de Baltimore se ressemblent beaucoup, sauf sur un point: leur manière de s'inscrire au tableau indicateur. L'équipe qui sera la plus efficace dans l'application de son style d'attaque sera probablement celle qui remportera la série de championnat de la Ligue américaine au meilleur des sept matchs, qui se mettra en branle à compter de vendredi soir.

Ce sera donc un duel entre une attaque axée sur la présence sur les sentiers et une autre qui mise plutôt sur la longue balle.

En avril, peu d'observateurs auraient pu prévoir que ces deux équipes seraient les deux dernières toujours en vie dans la Ligue américaine. Mais leur manière d'y parvenir — en réalisant chacune un balayage de leur série de division — rend cet affrontement intéressant.

Ce qui l'est encore davantage, c'est le contraste des styles.

Les Royals adorent les coups sûrs de plus d'un but, que ce soit en transformant un simple en double ou en commettant un larcin pour se retrouver en position de marquer. Ils ont d'ailleurs mené les Ligues majeures avec 153 buts volés en saison régulière — un résultat grandement explicable par la présence du marchand de vitesse Terrance Gore —, en plus d'en réussir sept dans le match-suicide contre les Athletics d'Oakland et cinq supplémentaires au cours du balayage en trois matchs des Angels de Los Angeles.

«La vitesse. C'est notre marque de commerce, a commenté le frappeur de choix Billy Butler. Il faut de toute évidence être intelligent dans notre approche, mais nous formons une équipe très agressive. C'est ce qui nous a permis de nous retrouver ici — ça, nos lanceurs et nos performances en défensive.»

Les Orioles, à l'instar des Royals, comptent sur une rotation très solide, qui est appuyée par une défensive hermétique. Ils préfèrent cependant trotter autour des buts.

Même si les Orioles ont terminé au dernier rang des Ligues majeures avec seulement 44 buts volés, ils les ont menées avec 211 longues balles. Nelson Cruz en a contribué 40 à lui seul, soit 55 de moins que les Royals — la seule équipe des Ligues majeures qui n'en a pas frappé plus de 100.

En conséquence, la table est mise. La rotation qui saura le mieux dompter l'attaque adverse sera probablement celle qui se retrouvera en Série mondiale.

«De toute évidence, on nous a demandé d'empêcher les Orioles d'utiliser leur puissance et de connaître de grosses manches, a expliqué le droitier des Royals Jeremy Guthrie, qui a lancé pour eux de 2007 à 2011. Pour leur part, les lanceurs des Orioles devront empêcher nos gars d'atteindre les sentiers et limiter le nombre de coups sûrs qu'ils accordent afin qu'on n'inscrive le moins de points possibles.»

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