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Le gouvernement d'union palestinien visite Gaza pour la première fois

09/10/2014 05:25 EDT | Actualisé 09/12/2014 05:12 EST

GAZA, Territoire palestinien - Le nouveau gouvernement d'union palestinien a visité la bande de Gaza et tenu une rencontre du cabinet dans l'enclave palestinienne pour la première fois, jeudi, afin d'assurer les pays donateurs que le contrôle total exercé par le Hamas a pris fin et que le gouvernement est en mesure de gérer la reconstruction de cette bande côtière ravagée par la guerre.

Cette visite ministérielle survient trois jours avant une conférence internationale sur Gaza prévue au Caire.

En établissant une présence à Gaza, le nouveau cabinet, qui se rapporte au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, tentait d'envoyer un message voulant que la division politique qui paralysait les Palestiniens a pris fin. Le Hamas s'était emparé de Gaza en 2007, ne laissant à M. Abbas que certaines parties de la Cisjordanie. Malgré la récente réconciliation, la situation demeure instable, le Hamas refusant de démanteler ses forces de sécurité, bien qu'il promette d'appuyer le nouveau gouvernement de technocrates indépendants.

Ces forces de sécurité étaient particulièrement visibles, jeudi, alors que les ministres inspectaient des quartiers gravement endommagés au cours des 50 jours de combats entre Israël et le Hamas.

Cet état de fait montre la fragilité des ententes sur la sécurité conclues dans le cadre d'un accord de réconciliation entre M. Abbas et le Hamas, plus tôt cette année. Les forces loyales à M. Abbas doivent s'installer près de la frontière de Gaza avec Israël, y compris aux points de passage, afin de favoriser l'importation de matériaux de construction, mais les troupes du Hamas demeureront sans doute en place ailleurs dans le territoire.

Malgré cette incertitude, les anciens rivaux politiques affirment que la priorité va à la reconstruction. Plus de 60 000 logements et 5000 commerces ont été endommagés ou détruits lors de la guerre, d'après les estimations des Nations unies et du gouvernement palestinien.

Selon Ismaïl Haniyeh, le plus important leader du Hamas à Gaza, dont la maison a été détruite par un bombardement, la visite ministérielle signale «la fin du clivage politique et envoie un message au peuple palestinien et à la planète que nous avons un gouvernement et un système politique».

Le Hamas est devenu de moins en moins capable de gouverner Gaza à la suite de l'imposition, l'an dernier, de nouvelles restrictions frontalières par l'Égypte, entraînant la pire crise financière pour le groupe depuis sa naissance, en 1987.

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