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Dans l'espoir de s'enrichir, des malfaiteurs exploitent un créneau inusité

09/10/2014 02:38 EDT | Actualisé 09/12/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - Certains criminels peuvent difficilement se faire reprocher de manquer d'imagination: ils dérobent non pas de l'argent ou des bijoux, mais bien de l'huile de cuisson usée.

De prime abord, l'idée peut sembler totalement saugrenue. Dans les faits, ce délit peut être drôlement payant. Ce détritus des restaurateurs vaut, en effet,son pesant d'or car il est possible de le transformer pour fabriquer entre autres du biocarburant.

Sans grande surprise, bien des individus peu scrupuleux ont su flairer la bonne affaire à travers les vapeurs de frites.

D'ailleurs, les policiers ont mené, jeudi matin, une opération pour arrêter six hommes et une femme, provenant soit de Montréal ou de Laval, qui auraient mis sur pied un véritable réseau pour récolter le précieux liquide.

Ces individus âgés de26 à 58 ans feront face à des accusations de vol et de complot pour vol.

Ils auraient eu à leur disposition une flotte de véhicules pour mener leurs opérations. Cinq camions équipés de réservoirs et de systèmes de pompage ont été saisis.

Les forces de l'ordre avaient amorcé leur enquête en lien avec ce dossier en mai dernier. Elles ont bon espoir de pouvoir éventuellement épingler deux autres suspects, un homme du secteur de Saint-Eustache, de 34 ans, et un Montréalais, de 29 ans.

Le sergent Gino Paré, qui est porte-parole pour la Sûreté du Québec, admet ouvertement «qu'au départ, quand on parle de ce qui a été volé, ça peut paraître drôle». Du même souffle, il précisenéanmoins «qu'il faut comprendre que l'impact a été considérable pour des compagnies» de récupération légitimes. Selon M. Paré, les plaignantes auraient vraisemblablement perdu de 750 000 $ à 1 million $ sur une base annuelle.

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