DIVERTISSEMENT

La presse française craque pour «Mommy»

08/10/2014 10:32 EDT | Actualisé 08/10/2014 10:34 EDT
Courtoisie

Le cinquième film de Xavier Dolan est sorti mercredi sur plus de 300 écrans à travers l’Hexagone. Il est encore trop tôt pour savoir si Mommy sera un succès populaire chez nos cousins outre-Atlantique, mais la majorité des critiques de la presse française sont déjà dithyrambiques.

Les critiques spécialisées sont tombées sous le charme, Les Cahiers du Cinéma en tête qui estime que Mommy est, avec Laurence Anyways, le meilleur film de Dolan. «Le cinéaste parvient avec le plus de netteté à ses fins: parvenir à un certain étourdissement émotif du spectateur».

De son côté, le mensuel Positif y voit une œuvre presque révolutionnaire. «La réussite de Mommy réside dans la parfaite concordance entre le sujet traité et sa forme tourbillonnante. Dolan utilise de manière libre et iconoclaste les possibilités de la technologie, à commencer par la forme du cadre. Pareil affranchissement des limites de l'écran ne s'était pas vu depuis l'époque du muet».

Les Inrockuptibles n’hésite pas à parler de lyrisme. «Son attrait irrésistible réside dans ce gymkhana permanent entre humour et gravité, grosses crises de rire et grandes crises émotionnelles». Le magazine français, qui s’entiche du cinéaste de 25 ans depuis son premier film J’ai tué ma mère, tient à souligner les performances des comédiens. «Cette lessiveuse carbure grâce aux acteurs, tous extraordinaires, avec mention spéciale pour les deux astres Anne Dorval (solaire) et Suzanne Clément (lunaire), qui auraient bien mérité le prix d’interprétation féminine à Cannes».

Pour Libération, qui semble avoir été bousculé par l’œuvre, Mommy est le film de la rentrée. «Mommy est le documentaire d’une belle maladie incurable, maladie d’amour, maladie de la jeunesse, qui n’aura survécu et jubilé que le temps d’une rémission, pendant les très furtives deux heures que dure le film».

Même son de cloche dans les pages du quotidien Le Monde qui voit en Xavier Dolan, le meilleur représentant de sa génération. «Enfant de son temps, il met en scène des existences bornées par toutes les contraintes, mais réussit à convaincre qu'elles valent la peine d'être vécues».

Télérama, non plus, ne manque pas de superlatifs. «Mi-naturaliste mi-plus grand que la vie, tour à tour terre à terre et parcouru de somptueuses envolées lyriques ou oniriques».

Dans cet océan d’éloges, quelques rares publications font preuve de dissidence. C’est le cas du Nouvel Observateur qui voit d’abord dans ce film de l’outrance chargé de pathos. Sans renier certaines qualités à Mommy, l’hebdomadaire n’a pas été convaincu. «Hélas, si l’outrance est la marque du film, elle en définit aussi les limites. Les éloges hyperboliques qui accompagnent ce film furieusement branché où le surdoué fait mumuse avec l’image, en n’oubliant ni les clichés ni le pathos au passage».

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