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La coalition contre l'État islamique a besoin de plus de surveillance aérienne

08/10/2014 09:17 EDT | Actualisé 08/12/2014 05:12 EST

OTTAWA - Les avions canadiens de patrouille Aurora CP-140 lourds mais fiables pourraient s'avérer de meilleur secours que les chasseurs pour une coalition internationale en besoin de surveillance dans le ciel de l'Irak.

La grande part du débat public, alors que le Canada plonge dans le combat contre le groupe État islamique, s'est attardée aux missions de bombardements des CF-18.

Mais le besoin pour plus de surveillance par les airs en Syrie et en Irak préoccupe les stratèges militaires américains et sera probablement un enjeu majeur au cours d'une rencontre de hauts commandants de la coalition la semaine prochaine à Washington.

Des experts de la défense affirment qu'une portion importante des capacités militaires de surveillance américaines est encore accaparée par les activités en Afghanistan, malgré l'urgence de la campagne contre l'État islamique.

Les avions canadiens de patrouille Aurora CP-140 lourds mais fiables pourraient s'avérer de meilleur secours que les chasseurs pour une coalition internationale en besoin de surveillance dans le ciel de l'Irak.

La grande part du débat public, alors que le Canada plonge dans le combat contre le groupe État islamique, s'est attardée aux missions de bombardements des CF-18.

Mais le besoin pour plus de surveillance par les airs en Syrie et en Irak préoccupe les stratèges militaires américains et sera probablement un enjeu majeur au cours d'une rencontre de hauts commandants de la coalition la semaine prochaine à Washington.

Des experts de la défense affirment qu'une portion importante des capacités militaires de surveillance américaines est encore accaparée par les activités en Afghanistan, malgré l'urgence de la campagne contre l'État islamique.

Les Aurora récemment mis à jour emploient une technologie de pointe qui leur permet d'identifier et de suivre des cibles sur un large périmètre.

Ces appareils avaient été mis à profit avec un impact significatif dans la campagne de raids en Libye il y a trois ans.

«Ce que vous recherchez, de ce que je perçois du développement de cette campagne aérienne, est une couverture persistante», a fait valoir le colonel à la retraite George Petrolekas, un ex-conseiller des anciens généraux Rick Hillier et Walt Natynczyk.

«Il y a de la reconnaissance de jour pour préparer les raids nocturnes, mais il n'y a pas suffisamment de drones ou d'avions pour maintenir une large couverture», a expliqué M. Petrolekas.

Avoir un portrait plus large des mouvements des combattants de l'État islamique aidera à ralentir et éventuellement à repousser leurs avancées, a exposé le major-général à la retraite Lew MacKenzie.

M. MacKenzie a fait valoir que plusieurs des cibles plus faciles, telles que les champs pétrolifères qui représentaient une source de revenus pour les extrémistes, ont déjà été éliminées par des frappes aériennes.

M. Petrolekas a souligné par ailleurs que les appareils canadiens sont interdits de vols en Syrie et restreints au territoire irakien, où les combats sont relativement circonscrits, ce qui signifie que les avions pourraient être en réserve jusqu'à ce qu'une quelconque campagne terrestre se mette en branle.

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