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Les inquiétudes en Asie et en Europe pèsent sur les Bourses nord-américaines

07/10/2014 04:49 EDT | Actualisé 07/12/2014 05:12 EST

TORONTO - Les marchés boursiers nord-américains ont enregistré mardi des reculs prononcés, des inquiétudes en Asie et en Europe s'étant ajouté à la liste des craintes entourant un ralentissement économique mondial.

L'indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a plongé de 166,67 points pour terminer la séance à 14 576,45 points, tiré vers le bas par les actions liées aux ressources naturelles. Le cours du pétrole brut a notamment reculé bien en deçà de la barre des 90 $ US.

Le dollar canadien s'est quant à lui déprécié de 0,32 cent US à 89,52 cents US.

Sur Wall Street, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a échappé 272,52 points à 16 719,39 points, tandis que l'indice élargi S&P 500 a perdu 29,72 points à 1935,1 points et que l'indice composé du Nasdaq a cédé 69,6 points à 4385,2 points.

Les marchés ont été dans le rouge toute la journée, après que l'Allemagne, la plus grande économie en Europe, eut dévoilé des données témoignant d'une baisse de quatre pour cent de sa capacité industrielle en août. Il s'agissait du plus important recul mensuel de sa capacité industrielle en cinq ans.

Un différent rapport publié lundi montrait un recul de 5,7 pour cent des commandes aux usines allemandes en août, par rapport au mois précédent.

Par ailleurs, la Banque mondiale a indiqué que les pays en développement de l'Asie de l'Est et du Pacifique afficheraient une croissance économique légèrement plus lente cette année. Leur croissance devrait être de 6,9 cette année, en baisse par rapport à celle de 7,2 pour cent de 2013. La croissance devrait recommencer à progresser l'an prochain, mais pas en Chine.

Selon la Banque mondiale, la croissance de la Chine, la deuxième plus grande économie au monde, devrait ralentir cette année à 7,4 pour cent, puis de 7,2 pour cent en 2015.

Par ailleurs, le Fonds monétaire international a réduit ses perspectives pour la croissance de l'économie mondiale cette année et la prochaine, essentiellement en raison de la plus faible expansion économique au Japon, en Amérique latine et en Europe.

Les investisseurs se préparent à prendre connaissance, cette semaine, des résultats trimestriels de certaines sociétés multinationales, notamment ceux du géant de l'aluminium Alcoa et des entreprises alimentaires PepsiCo et Yum Brands.

Ils s'attendent à un ralentissement dans la croissance des bénéfices des entreprises pour le plus récent trimestre et s'inquiètent notamment de l'impact que pourrait avoir eu la récente vigueur du dollar américain, sur les entreprises qui réalisent une grande partie de leurs bénéfices à l'étranger.

Au Canada, où la vague de résultats trimestriels arrive environ deux semaines après celle des États-Unis, les investisseurs se concentreront principalement sur le secteur des ressources naturelles, particulièrement en raison de la récente culbute du cours du pétrole, qui a cédé 13,5 pour cent pendant le trimestre de juillet à septembre. Le cours du cuivre a pour sa part abandonné six pour cent et celui de l'or, 8,35 pour cent.

Le secteur torontois de l'énergie a reculé mardi de 1,9 pour cent, le prix du pétrole brut ayant effacé 1,49 $ US à 88,85 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York, son plus faible cours de fermeture depuis avril 2013.

Le prix du cuivre est resté inchangé à 3,04 $ US la livre à New York, mais le secteur torontois des métaux de base a plongé de 3,35 pour cent.

Le secteur aurifère du TSX a reculé d'environ trois pour cent, tandis que le prix du lingot prenait 5,10 $ US à 1212,40 $ US l'once à New York.

Tous les autres secteurs de la Bourse de Toronto ont contribué aux pertes, à l'exception de celui des services publics, qui a avancé de 0,85 pour cent.

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