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La mort de Ron Francis souligne la gravité du stress post-traumatique

07/10/2014 09:52 EDT | Actualisé 07/12/2014 05:12 EST
Rolf Hicker via Getty Images

FREDERICTON - La mort du caporal Ron Francis souligne l'importance de traiter les problèmes liés au stress post-traumatique chez les premiers répondants, a indiqué mardi le commandant de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) du Nouveau-Brunswick.

«C'est malheureux que cette condition l'ait submergé et consumé, mais il n'a pas laissé tomber», a déclaré le commissaire adjoint Roger Brown durant une conférence de presse à Fredericton. «Son objectif était d'en tirer quelque chose par lui-même et de sensibiliser le public à ce problème.»

Le caporal Ron Francis, qui a défrayé les manchettes pour avoir fumé de la marijuana médicale en uniforme et plaidé coupable d'agression sur des collègues, a été retrouvé mort lundi dans la communauté autochtone de Kingsclear. Il semble que personne d'autre n'ait été impliqué dans sa mort, mais M. Brown n'a pas voulu donner de détails sur les circonstances et la cause du décès.

M. Brown a aussi soutenu que la GRC a fait tout ce qu'elle a pu pour apporter à M. Francis le soutien nécessaire. Il a même été rencontré dimanche.

«Je sais qu'il y aura beaucoup de spéculations sur la raison de cet événement, et on assumera certaines choses, a-t-il dit. Malheureusement, ce n'est pas l'issue que j'espérais et à laquelle je m'attendais.»

Ron Francis, qui a été à l'emploi de la GRC durant 22 ans, s'est fait connaître l'an dernier, après s'être plaint de ne pas pouvoir fumer de marijuana médicale en service pour traiter un trouble de stress post-traumatique (TSPT). Il avait été contraint de remettre son uniforme. Il avait alors accusé la GRC et le gouvernement fédéral de ne pas agir pour aider les agents souffrant du TSPT. Les images de lui, remettant sa tunique rouge en sanglotant, avaient été largement diffusées.

Mardi, M. Brown a affirmé que l'uniforme appartenait toujours à M. Francis. Il avait espéré qu'il pourrait être à nouveau un membre actif des forces après un congé de maladie.

«Ce n'était pas une question de consommation de marijuana. Ce n'était pas une question de tunique rouge, a affirmé Roger Brown. C'était un appel à l'aide et un besoin de conscientisation sur ce qu'est réellement le TSPT dans les organisations pour lesquelles nous travaillons.»

Le mois dernier, M. Francis a plaidé coupable à des accusations de voies de fait contre quatre agents. Il devait recevoir sa sentence le mois prochain. M. Francis avait déclaré qu'il espérait que son cas mettrait en lumière les problèmes liés au trouble de stress post-traumatique.

À l'extérieur de la salle d'audiences, son avocat avait fait remarquer que les conséquences du stress post-traumatique se retrouvaient de plus en plus souvent devant les tribunaux, et avait réclamé un groupe d'intervention provincial et fédéral pour gérer ces questions.

Le chef de Kingsclear, Gabriel Atwin, a déclaré que sa communauté considérait M. Francis comme un modèle, particulièrement pour les jeunes.

«Malgré la douleur, nous choisissons de célébrer sa vie et d'honorer le caractère de l'homme que nous avons connu, a-t-il dit par voie de communiqué. La profondeur de la perte que nous ressentons prouve seulement qu'une vie au service de sa communauté entraîne le respect de tous.»

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