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La Birmanie accorde l'amnistie à 3073 prisonniers

07/10/2014 12:46 EDT | Actualisé 07/12/2014 05:12 EST

RANGOON, Myanmar - La Birmanie a amnistié et libéré 3073 prisonniers, mardi.

Cette amnistie exclue toutefois les prisonniers politiques, malgré l'engagement du président à les libérer d'ici la fin de l'année.

La plupart des détenus libérés avaient commis des crimes mineurs, mais au moins huit d'entre eux étaient d'anciens agents de renseignement emprisonnés depuis dix ans dans le cadre d'une opération politique de muselage.

Ces libérations surviennent un mois avant le sommet des chefs de l'Asie-Pacifique, qui se tiendra en Birmanie.

Le ministère de l'Information du pays n'a pas mentionné les prisonniers politiques lors de l'annonce, faite par le biais de son site Internet. Il est difficile de compter les prisonniers politiques détenus et relâchés en raison d'un désaccord sur leur définition.

Le gouvernement birman niait publiquement détenir des prisonniers politiques, les dépeignant plutôt comme des criminels ordinaires. En 2013 toutefois, il l'a admis à contrecoeur lorsqu'il a formé un comité d'enquête sur les prisonniers politiques, formé d'anciens détenus, de politiciens et quelques dirigeants.

Un ancien prisonnier politique membre du comité, Ye Aung, a d'abord affirmé que 13 prisonniers politiques seraient libérés. Une fois l'amnistie accordée, il a dit qu'aucun ne l'avait été, avant de réviser la liste et d'en identifier un.

Un scénario semblable s'est produit avec Bo Kyi de l'association d'aide aux prisonniers politiques.

Ye Aung a affirmé que 58 des détenus libérés étaient des étrangers, mais n'a pas donné plus de détails.

Selon Bo Kyi, il y avait 80 militants politiques incarcérés à la fin septembre, alors que 130 autres étaient en attente de procès.

Élu en 2011 après cinq décennies de règne militaire, le président et ancien général, Thein Sein, a libéré plus de 1000 prisonniers politiques depuis son arrivée au pouvoir. Il a cependant promis qu'ils seraient tous libres d'ici la fin de 2014, et des détracteurs de son régime soutiennent que des gens continuent d'être mis derrière les barreaux pour des raisons politiques.

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