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Environ 168 millions d'enfants ont été contraints de travailler l'an dernier

07/10/2014 04:54 EDT | Actualisé 07/12/2014 05:12 EST

WASHINGTON - Quelque 168 millions d'enfants, âgés entre 5 et 7 ans, ont été forcés de travailler l'an dernier à travers le monde, environ la moitié dans des tâches dangereuses, a indiqué mardi le département américain du Travail.

Le rapport sur le travail des enfants dans 140 pays fait état d'une amélioration par rapport aux années précédentes. Mais bien que le déclin de la pratique soit un pas dans la bonne direction, 10 pour cent des enfants sont encore contraints de travailler plutôt que d'aller à l'école, a affirmé le département du Travail.

Le secrétaire au Travail, Thomas Perez, a soutenu que le monde devait en faire plus sur cet enjeu. Le rapport n'inclut pas les États-Unis ou les pays de l'Europe de l'Ouest. Des 168 millions d'enfants au travail, 85 millions sont assignés à des emplois présentant des risques importants, affirme le rapport.

Le rapport est publié chaque année en vertu d'une loi sur le commerce adoptée en 2000 qui requiert que le département détermine quels pays peuvent recevoir des avantages commerciaux de la part des États-Unis. Ces bénéfices sont refusés aux pays comptant les pires pratiques concernant le travail des enfants.

Les pays au sommet de la liste pour des «avancées significatives» par rapport aux années précédentes incluent l'Albanie, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, la Côte d'Ivoire, l'Équateur, le Pérou, les Philippines, l'Afrique du Sud, la Tunisie et l'Ouganda.

Les pays en bas du classement, ne comptant «aucune avancée» dans les pratiques du travail des enfants, incluent les îles Vierges britanniques et Montserrat, dans les Caraïbes, la République centrafricaine, le Congo, les îles Cook, l'Érythrée, les îles Malouines et Norfolk.

«Nous voyons davantage de pays agir sur cet enjeu, mais le monde peut et doit en faire plus pour accélérer ces efforts. Lorsque les enfants apprennent plutôt que de travailler, les familles s'épanouissent, l'économie croît et les pays prospèrent», a fait valoir M. Perez.

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