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Brodeur sait qu'il peut encore jouer, mais il est sans crainte face à l'avenir

07/10/2014 06:45 EDT | Actualisé 07/12/2014 05:12 EST

GATINEAU, Qc - Martin Brodeur est dans une position peu familière alors que s'amorce sous peu une nouvelle saison de la LNH: il n'a pas de travail.

Il espère que cela va changer, mais en dépit de trois coupes Stanley avec les Devils et du record de la ligue pour les gains, 688, le gardien de 42 ans sait qu'il en est peut-être au bout de la route.

Brodeur a toutefois gardé la forme en s'entraînant avec les Olympiques de Gatineau, qui comptent dans leurs rangs son fils Anthony, un gardien lui aussi.

«Ç'a beaucoup de signification pour moi de m'entraîner avec lui, a dit Brodeur. C'était une belle chance de m'amuser et de voir le niveau de hockey qu'il a devant lui à chaque jour. Ç'a été plaisant.»

Brodeur a patiné avec certains de ses anciens coéquipiers des Devils le mois dernier, mais ce n'était pas évident de trouver du temps de glace depuis le début des camps.

À Gatineau il a pu passer du temps de qualité avec son fils aîné, et mercredi, il fera la mise au jeu protocolaire avant le match contre les Wildcats de Moncton.

Brodeur concède qu'il trouve étrange de ne plus se rendre à la patinoire sur une base quotidienne.

«Je suis dans ce milieu-là depuis que je suis tout petit, alors c'est sûr que c'est un peu étrange, a dit Brodeur. Mais en même temps, ce n'est pas comme si ça arrivait de nulle part. Je m'y suis préparé. J'ai posé beaucoup de questions à des amis qui ont pris leur retraite. L'avenir ne me fait pas peur du tout.»

Brodeur domine l'histoire de la LNH pour les gains en saison régulière, les jeux blancs et les matches disputés, notamment. Il a mérité quatre fois le Vézina et est le seul gardien avec huit saisons d'au moins 40 victoires.

Il croit avoir encore beaucoup à offrir à une équipe, mais il veut s'assurer de trouver la bonne situation. Le gardien qui a grandi à St-Léonard comprend quand même que les clubs veulent jeter un bon coup d'oeil à leurs jeunes espoirs.

«J'espère avoir une chance quelque part mais sinon, ce n'est pas la fin du monde, a dit Brodeur. J'ai joué longtemps et en ce moment, j'apprécie le temps libre. En même temps, je sais que je peux encore jouer, et je veux continuer encore un peu plus si je peux.»

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