DIVERTISSEMENT

« Sleeping Operator» de The Barr Brothers – Au fil des hasards (ENTREVUE/ VIDÉO)

06/10/2014 04:51 EDT | Actualisé 06/10/2014 04:53 EDT
Courtoisie

The Barr Brothers a vite conquis la critique, mais surtout le public, avec son premier album folk éponyme en 2011. La formation offrira dès demain son dernier effort, Sleeping Operator. Petite jasette téléphonique avec Brad Barr, une des têtes du quatuor montréalais.

Sympathique, relax, Brad répond le plus simplement du monde à mes questions. Visiblement, l’artiste ne se prend pas la tête, ni dans la vie, ni dans la création. Pour Sleeping Operator, tout s’est fait naturellement : « On n’a jamais d’idée fixe avant d’entrer en studio. En général, j’écris et je compose une piste. Les autres ajoutent leur touche, créent à partir de cette base. » On, c’est son frère Andrew Barr et leurs deux acolytes, Sarah Pagé et Andrés Vial. Le son recherché? « Naturel, pas trop léché. On veut un son live, qui nous ressemble. »

Parce que pour Brad, l’important est de rester dans l’instant. Dans ce qui le touche au moment de l’écriture. « Quand j’écris, je n’ai pas de méthodologie. Il y a des chansons écrites dans un hôtel, sur mon balcon. Je n’ai pas de façon d’écrire: disons que je suis un pêcheur avec beaucoup de lignes dans la mer. Je me trouve chanceux quand je tombe sur des mots, une mélodie. Parfois, j’ai un son clair en tête, mais je préfère laisser les autres créer. Ça peut souvent donner de bien meilleures pièces. »

Ce laisser aller dans la création peut expliquer les thèmes disparates, riches, à l’image de ce qui peut se passer dans la vie d’une personne dans une période donnée. Ça parle d’amour, de liberté, de la vie, bref. « Je n’écris jamais avec un thème en tête. Ça sort, point. Le premier album parlait davantage de mon arrivée à Montréal. De mon adaptation à une nouvelle ville, un nouveau milieu. Sleeping Operator, c'est l’album de quelqu’un qui s’est trouvé. »

À son image, The Barr Brothers est allé chercher des collaborateurs au fil des hasards, des rencontres. « Joe Grass (Marie-Pierre Arthur, Patrick Watson) avait laissé son pedal steel dans un studio. Quand il est venu le chercher, on lui a demandé s’il voulait jouer un peu.» Finalement, le guitariste au talent impressionnant a collaboré à Sleeping Operator. Et c’est ainsi que ça s’est passé avec les autres collaborateurs: Richard Reed Parry, Laurel Sprengelmeyer, Miles Perkin, Mishka Stein, Katie Moore, Pietro Amato, Abou Sissoko et Pemi Paull. « Le hasard a joué un rôle important pour nous. On ne peut qu’espérer avoir les bons outils, et le bons sens pour les saisir. »

Quand je demande à Brad de me décrire le nouvel opus en deux mots, j’ai droit à un petit silence. « Tu vas devoir me laisser deux minutes pour celle-là! (Rires) Je te dirais « Burgundy wool ». ( Laine rouge vin ). Il y a une chaleur dans cet album. Un côté chaleureux vraiment très présent. Mais sais-tu, j’aurais aussi pu dire « Ocean Pulses » (Rythme de l’océan). Comme le rythme d’un cœur. »

Sleeping Operator sera disponible dès le 7 octobre sous l’étiquette Secret City Records.

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