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Débat aux Communes sur l'intervention canadienne contre le groupe armé État islamique

06/10/2014 05:42 EDT | Actualisé 06/10/2014 05:42 EDT
Armée canadienne

La motion sur l'intervention de l'armée canadienne contre le groupe armé État islamique (EI) fait l'objet d'un débat aujourd'hui à Ottawa.

Les libéraux et les néo-démocrates n'appuieront pas l'initiative, mais comme les conservateurs sont majoritaires à la Chambre des communes, la motion devrait être adoptée dans un vote de confiance. Le Canada s'engagera donc à déployer 6 avions de chasse et 600 militaires au Moyen-Orient, pour une durée maximale de 6 mois.

Une aide canadienne de 10 millions $

Ouvrant la période des débats, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a annoncé une aide de 10 millions pour fournir des services et des traitements à des réfugiées irakiennes et syriennes victimes d'agressions sexuelles.

Il a également fait part d'une action conjointe entre le Canada et la Grande-Bretagne pour identifier ce qui pourrait être de plus pour les victimes de l'EI.

Le ministre Baird a par ailleurs parlé du déploiement d'un expert en Irak pour participer à une enquête sur les droits de la personne.

Le député néo-démocrate Paul Dewar, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires étrangères, a exprimé son inquiétude quant aux « postes ouvertes » dans le texte de motion sur une possible intervention en Syrie. Il a reproché au gouvernement conservateur de ne pas avoir déterminé clairement le territoire dans lequel il compte intervenir militairement.

Une équipe des Forces canadiennes est déjà sur le terrain pour préparer l'arrivée des troupes. La base à partir de laquelle opéreront ces militaires n'a pas été rendue publique.

La mission de combat, qui exclut toute attaque terrestre, sera coordonnée avec les alliés. Les frappes aériennes viseront pour l'instant les zones contrôlées par l'organisation extrémiste en Irak.

« On ne s'attend pas à annihiler toute menace terroriste au terme de ces six mois-là. Ce qu'on s'attend de faire, c'est de contribuer à l'effort pour les empêcher de se structurer pour devenir une menace encore plus importante », a déclaré le ministre de la Sécurité publique Steven Blaney.

Le premier ministre du Québec Philippe Couillard a dit approuver l'engagement militaire du Canada contre le groupe armé État islamique. « Je crois que le Canada ne peut échapper à ses obligations internationales de participer avec la communauté internationale à des actions concertées », a déclaré M. Couillard, en conférence de presse, vendredi à Québec.

Le premier ministre Stephen Harper a précisé que les Forces canadiennes limiteraient leur intervention aux territoires où les gouvernements en font la demande. Il ouvre ainsi la porte à des frappes en Syrie, si une telle demande venait du régime de Bachar Al-Assad. Une éventualité que le gouvernement canadien excluait pourtant jusqu'au 3 septembre dernier, lors du sommet de l'OTAN.

Le gouvernement n'a pas dévoilé le coût de ces frappes aériennes ni de l'envoi, en septembre, de conseillers militaires en Irak pendant un mois.

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