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Hillary Clinton accueille favorablement l'aide du Canada en Irak

06/10/2014 03:45 EDT | Actualisé 06/12/2014 05:12 EST
Jeff Daly/Invision/AP
Hillary Rodham Clinton signs copies of her book Hard Choices at Books and Books on October 2, 2014 in Coral Gables, Florida.(Photo by Jeff Daly/Invision/AP)

OTTAWA - Les États-Unis accueilleront favorablement l'aide du Canada pour combattre le groupe armé État islamique (ÉI), quelle qu'elle soit, estime l'ancienne secrétaire d'État des États-Unis Hillary Clinton.

Mme Clinton juge que la contribution du Canada dans la région est «indispensable», peu importe sa nature. Mme Clinton, de passage à Ottawa lundi, est au courant du débat actuel sur l'implication du pays dans le conflit, qui divise les partis au Parlement.

La conférencière a précisé qu'elle n'avait pas de préférence sur la nature de l'engagement du Canada.

Si elle croit qu'une aide militaire est «essentielle» pour vaincre contre les militants du groupe ÉI, elle insiste aussi sur l'importance de s'impliquer dans la guerre de propagande à laquelle se livrent les adversaires de la coalition occidentale.

«Nous devons nous battre dans la guerre de l'information autant que dans la guerre aérienne», a-t-elle expliqué lors d'une période de questions, après son discours.

Par le passé, Mme Clinton n'avait pas eu l'habitude de rester neutre sur les enjeux canadiens. Elle avait notamment recommandé au gouvernement Harper de laisser les troupes canadiennes en Afghanistan.

Le gouvernement canadien voudrait déployer jusqu'à six avions de chasse CF-18 et 600 membres des Forces armées au Moyen-Orient pour participer aux frappes aériennes dirigées par les États-Unis.

Cette mission de combat canadienne pourrait durer jusqu'à six mois.

Le Parti libéral et le NPD s'opposent toutefois à une mission de combat. Le NPD voudrait fournir de l'équipement militaire aux armées locales pour une période de trois mois et le Parti libéral voudrait se limiter à envoyer 69 conseillers spéciaux pour 30 jours, comme il était prévu initialement.

Aux États-Unis, il y aurait un consensus des deux côtés de la chambre pour «détruire» les militants islamistes, selon Mme Clinton.

L'ancienne politicienne avait défrayé les manchettes cet été lorsqu'elle avait critiqué l'administration Obama, qui aurait agi trop tardivement, selon elle, pour tenter de freiner l'avancée des militants du groupe ÉI.

L'ancienne secrétaire d'État est perçue comme une candidate potentielle pour l'investiture du Parti démocrate, en vue des élections présidentielles américaines de 2016.

Elle a d'ailleurs répété lundi qu'elle n'avait toujours pas pris sa décision et qu'elle ne fournirait pas plus de détails avant les élections de mi-mandat, qui se tiendront le 4 novembre prochain.

«J'ai esquivé cette question pendant un an et demi et je vais continuer de l'esquiver», a-t-elle lancé, avec un sourire au visage.

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