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Cancer : le nombre de médicaments approuvés a drastiquement diminué

06/10/2014 07:33 EDT | Actualisé 06/10/2014 07:33 EDT
Shutterstock / Robert Kneschke

La coalition priorité cancer revient à la charge pour réclamer que tous les médicaments contre le cancer soient approuvés et remboursés par le gouvernement, peu importe leur prix.

La coalition constate que le nombre de médicaments approuvés a diminué de façon draconienne ces dernières années. Depuis octobre 2013, seulement trois médicaments sur les 21 évalués ont été recommandés par l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESS) afin qu'ils soient couverts par le régime public d'assurance médicament.

Et si majorité a été refusée, ce n'est pas parce que leur valeur thérapeutique était insuffisante, mais parce qu'ils coûtaient trop cher par rapport à leur efficacité.

Or, pour la présidente de l'association, Nathalie Rodrigue, la valeur thérapeutique du médicament doit primer sa valeur économique. Cette position est aussi appuyée par des oncologues.

Des médicaments dispendieux

Dans les faits, plusieurs nouveaux médicaments coûtent très cher. Par exemple, chaque capsule de Polamyst, qui est utilisé pour les cas de myélome, un cancer de la moelle osseuse dont on ne guérit pas, coûte 500 $. Et chaque capsule ne peut prolonger la vie du patient que de cinq mois.

La coalition priorité cancer aimerait bien que le ministre de la Santé renverse la décision de l'INESS qui a refusé de le recommander, mais ce dernier rappelle que c'est l'INESS qui détermine l'approbation des médicaments et que cet l'institut est indépendant.

Lorsque la coalition priorité cancer souligne qu'aucun oncologue ne siège au comité scientifique qui fait ses recommandations au gouvernement, le ministre de la Santé dit que « lorsqu'un médicament à l'INESS est de nature oncologique, les oncologues sont convoqués pour participer à la sélection du médicament et ils sont là ».

Rappelons que la coalition priorité cancer est financée à 60 % par les compagnies pharmaceutiques. Elle n'y voit cependant aucun conflit d'intérêts et se défend de jouer le jeu de l'industrie pharmaceutique.

D'après le reportage de Catherine Kovacs

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