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Les Royals en font voir de toutes les couleurs aux Angels

04/10/2014 05:06 EDT | Actualisé 04/12/2014 05:12 EST

KANSAS CITY, États-Unis - Les Royals de Kansas City, une équipe combative qui a rapidement séduit les amateurs de baseball, sont en train de prouver que l'on n'a pas besoin de jouer la grosse manche pour gagner, même en séries éliminatoires.

Après une victoire spectaculaire face aux Athletics d'Oakland lors de leur premier match éliminatoire en près de trois décennies, les Royals — qui ont terminé loin derrière tout le monde au chapitre des circuits cette saison — ne sont plus qu'à une victoire de balayer les puissants Angels de Los Angeles. Les Royals tenteront de compléter le travail dimanche, à Kansas City.

Mené par un gérant qui s'est développé dans la Ligue nationale, où les amortis sacrifices et les buts volés font souvent la loi, les Royals démontrent depuis le début des séries qu'ils ont une mentalité de la vieille école.

«Je pense qu'avec le temps, tout le monde s'est mis à jouer pour les circuits de deux ou trois points et ont abandonné les amortis, les buts volés et le style agressif qui vient avec», a noté Ned Yost, qui a longtemps été un adjoint de Bobby Cox chez les Braves d'Atlanta.

«Est-que nous avons de la puissance? Oui, nous avons des joueurs qui peuvent sortir la balle, a rappelé Yost. Mais nous n'avons pas de frappeur de 25, 30, 35 circuits par saison. Nous devons donc faire autre chose.»

Les Royals ont dominé les majeures avec 153 buts volés cette saison. Ils ont volé sept buts lors du match des meilleurs deuxièmes face aux A's mardi, égalant un record des éliminatoires établi par les Cubs de Chicago en 1907 et égalé une première fois par les Reds de Cincinnati en 1975. Ces larcins ont joué un rôle clé dans la victoire de 9-8 des Royals en 12 manches.

«C'est la manière dont est construite leur équipe, a noté le gérant des Angels Mike Scioscia. Un de leurs meilleurs outils est leur habilité à provoquer des choses sur les sentiers et ils le font aussi bien que n'importe qui. Ils me rappellent les Cardinals de St. Louis en 1985 — peut-être pas à ce niveau, mais c'est comme ça qu'ils appliquent de la pression.»

Et en parlant des Cardinals de 1985, ils ont perdu en Série mondiale face aux Royals.

Les Royals ont maintenant les Angels dans les câbles. Ils ont complètement neutralisé les étoiles des Angels Mike Trout, Albert Pujols et Josh Hamilton, qui sont 1-en-25. Le résultat de cette panne au bâton? Trois points en deux rencontres.

«Il y a des gars qui n'attaquent pas la balle présentement, a mentionné Scioscia. Nous n'avons pas fait ce que nous avons réussi en saison régulière et ça met beaucoup de pression sur nos lanceurs.»

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