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Le caméraman américain atteint d'Ebola tient bon, disent ses parents

03/10/2014 05:32 EDT | Actualisé 03/12/2014 05:12 EST

NEW YORK, États-Unis - Les parents d'Ashoka Mukpo, un caméraman américain infecté par le virus Ebola, affirment que leur fils tient bon, malgré les mauvaises nouvelles.

L'homme de 33 ans est encore inquiet, mais il va beaucoup mieux aujourd'hui, selon son père, le docteur Mitchell Levy, qui a accordé une entrevue avec sa femme Diana Mukpo à l'émission Today show, à NBC, jeudi.

M. Mukpo, qui travaille comme caméraman indépendant, avait été embauché mardi pour travailler au Libéria avec la correspondante médicale de la chaîne NBC, la docteure Nancy Snyderman.

Il est actuellement traité dans un hôpital de la capitale Monrovia et il sera rapatrié aux États-Unis pendant la fin de semaine, selon sa mère, qui s'inquiète de ce délai pour le voir. Elle dit espérer que son état ne se détériore pas rapidement.

Les médecins sont plutôt optimistes sur son sort, a ajouté M. Levy, dans un communiqué publié par ABC News. Son fils travaillait depuis plusieurs années en Afrique de l'Ouest et il était pleinement conscient des risques.

La docteure Snyderman et son équipe reviendront aussi au pays, où ils seront placés en quarantaine pour 21 jours, par mesure de prévention, selon la présidente de NBC News, Deborah Turness.

Ashoka Mukpo faisait du travail humanitaire au Libéria depuis trois ans, et il avait collaboré à plusieurs médias, dont Vice News.

Avant l'éclosion de l'épidémie d'Ebola, il occupait un poste de chercheur pour le Sustainable Development Institute, un organisme du Libéria sans but lucratif qui défend les travailleurs des villages miniers à l'extérieur de la capitale.

«Il avait vraiment plongé dans cette culture (...) Il semblait éprouver beaucoup de passion (pour son travail)», a souligné Philip Marcelo, un reporter de l'Associated Press qui a côtoyé M. Mukpo l'an dernier.

M. Mukpo a eu une enfance plutôt particulière, lui qui avait été identifié comme une réincarnation du lama tibétain. Un moine bouddhiste l'a élevé comme son propre fils, avant qu'il ne renonce à son rôle de leader spirituel. Il a plutôt choisi d'aider ses pairs en s'impliquant au sein d'organismes de bienfaisance.

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