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Aide sociale: le premier ministre Couillard refuse de confirmer les coupes

03/10/2014 03:27 EDT | Actualisé 03/12/2014 05:12 EST

QUÉBEC - Aucun programme de l'État, y compris l'aide sociale, n'échappera à un examen rigoureux visant à dégager des économies, a fait comprendre le premier ministre Philippe Couillard, vendredi.

M. Couillard n'a pas voulu commenter les dernières informations qui circulent selon lesquelles d'importantes compressions toucheront l'aide sociale et l'emploi. Mais il n'a pas réfuté non plus la rumeur.

Selon le quotidien La Presse, des restrictions seraient imposées sur les voyages à l'étranger des prestataires, les règles sur le partage du logement seraient resserrées et la valeur de la résidence serait de nouveau prise en compte dans le calcul de la prestation d'aide sociale. Ces mesures permettraient au gouvernement de récupérer 211 millions $ dès 2015-2016.

Interpelé sur cette question, le premier ministre s'est contenté de dire que les «décisions ne sont pas prises» et que «toutes sortes d'hypothèses» étaient présentement à l'étude.

Il a cependant ajouté qu'il y avait de la place pour de l'amélioration et qu'il était possible de «faire mieux» à l'aide sociale comme partout ailleurs dans les services gouvernementaux.

«On peut faire beaucoup mieux, à beaucoup d'endroits dans le gouvernement du Québec, dans les services publics, et il n'y a pas de secteur qui peut échapper à ce regard-là», a-t-il déclaré à l'occasion de l'annonce du dépôt, en 2015, d'un plan d'action pour contrer l'intimidation.

Lorsqu'un reporter lui a demandé si l'aide sociale faisait partie de l'examen, le premier ministre a été très clair: «tous les secteurs peuvent être améliorés», a-t-il répondu.

Même si la nouvelle n'est toujours pas confirmée, la cochef de Québec solidaire, François David, s'est empressée de monter au front pour condamner les coupes présumées.

«Je demande au premier ministre de nous donner l'heure juste. Car si cela s'avère vrai, les impacts vont être néfastes pour les personnes qui en bénéficient (de l'aide sociale) et qui essaient de s'en sortir. Le vrai gaspillage d'argent public se passe ailleurs. S'en prendre aux plus pauvres, c'est de la mesquinerie», a soutenu la députée de Gouin dans un communiqué.

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