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Montréal congédie 6 pompiers pour le saccage de l'hôtel de ville

02/10/2014 09:10 EDT | Actualisé 02/10/2014 12:16 EDT
Radio-Canada

Le chef de l'association des pompiers de Montréal, Ronald Martin, fait partie d'un groupe de six pompiers congédiés par la Ville de Montréal à la suite des actes de vandalisme perpétrés à l'hôtel de ville de Montréal, le 18 août dernier.

Le président du conseil exécutif de la Ville, Pierre Desrochers, refuse toutefois de dévoiler le nom des employés. En conférence de presse, il a dit que la Ville avait pris cette décision à la suite des enquêtes administratives menées sur 63 personnes.

Dix autres pompiers ont été suspendus pour deux semaines et 14 pour quatre semaines. Quelques cols bleus et cols blancs sont également suspendus pour des périodes diverses pendant que des enquêtes administratives se poursuivent.

Sans préciser la nature des gestes qui ont valu le congédiement aux six pompiers, le président du conseil exécutif soutient qu'il s'agit de « gestes sans précédent ». Il précise que des vitres ont été brisées et que les manifestants s'en sont pris au bureau du maire.

« Jamais notre administration ne cèdera à l'intimidation. » — Pierre Desrochers

Dans la foulée de cette manifestation, 63 personnes font l'objet d'une enquête disciplinaire, et 44 personnes font face à des accusations criminelles. M. Martin est du nombre des 44 employés de la Ville de Montréal accusés d'avoir participé aux débordements survenus à l'hôtel de ville le 18 août dernier.

« Je pense qu'il faut laisser la Ville de Montréal statuer sur le dossier », a déclaré la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault. « Mais, si ce qu'on voit est vrai, vous savez, les actes d'intimidation ne passent pas dans notre société. »

« Quand on pose des actes, il faut s'attendre à avoir des conséquences. On a des lois, c'est à tout le monde de les respecter. » — Lise Thériault

« Moi, je pense que tous doivent prendre acte de la situation et constater que les autorités ne tolèrent pas les gestes illégaux », a déclaré le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau. « On est dans une société démocratique, on doit accepter que des gens soient en désaccord avec les positions qui sont émises, mais on ne peut pas accepter que des gestes illégaux soient posés », poursuit-il.

Une coïncidence troublante

Le congédiement des pompiers survient au moment où les 44 employés de la Ville qui font face à des accusations criminelles doivent comparaître en cour. M. Martin et son homologue des cols bleus, Michel Parent, sont au nombre des accusés.

« La même journée que la comparution - moi, je ne veux pas commenter l'aspect syndical - mais il n'y a pas de bonne volonté des autorités, a déclaré l'avocat des syndiqués, Denis Rock. Et, je ne parle pas du ministère public. »

« C'est quand même curieux que ça se produise le même jour. Ce n'est certainement pas le hasard. » — Denis Rock

Débordements d'une manifestation

La manifestation du 18 août dernier regroupait quelque 250 employés municipaux opposés au projet de loi 3 sur les régimes de retraite. La manifestation a dégénéré et les manifestants admis au conseil municipal ont perturbé la séance en plus de commettre des actes de vandalisme.

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