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Le groupe État islamique attaque une nouvelle ville dans l'ouest de l'Irak

02/10/2014 04:20 EDT | Actualisé 02/12/2014 05:12 EST

BAGDAD - Des intégristes du groupe armé État islamique (ÉI) ont lancé jeudi un assaut contre une petite ville de l'ouest de l'Irak, a annoncé un porte-parole de l'armée irakienne, alors que les Nations unies ont indiqué que les dix derniers mois de violences dans le pays avaient eu un lourd impact sur les civils.

L'Irak traverse sa pire crise depuis le départ des troupes américaines en 2011, alors qu'une coalition de djihadistes sunnites menée par l'ÉI s'est emparée d'un tiers du pays depuis le début de l'année. Au cours d'une offensive-éclair menée cet été, l'armée et les forces de sécurité irakiennes entraînées par les États-Unis se sont effondrées, tandis que les extrémistes progressaient et s'emparaient de villes stratégiques dans le nord du pays.

L'attaque lancée jeudi contre la ville de Hit a débuté à l'aube, lorsqu'au moins trois kamikazes ont ciblé l'entrée de points de contrôle militaires, a précisé l'armée. Il y aurait eu des pertes au sein des forces de sécurité, mais leur nombre exact n'est pas connu.

Selon un résident, les assaillants ont été vus alors qu'ils s'emparaient du bureau du maire et parcouraient les rues à bord de camionnettes équipées de mitrailleuses, tandis que les corps des membres des forces de sécurité gisaient dans les rues.

Les combats pour le contrôle de Hit, dans la province d'Anbar, à environ 140 kilomètres à l'ouest de Bagdad, surviennent alors que les milices kurdes, les Peshmergas, ont délogé les djihadistes des villes de Rabia, Zumar et Mahmoudiyah, dans le nord-ouest de l'Irak, avec l'appui de frappes aériennes menées par une coalition internationale sous l'égide des États-Unis.

L'ONU a par ailleurs fait savoir, jeudi, que les combats avaient entraîné un «nombre effarant» de violations des droits de la personne et «d'actes de violence de nature de plus en plus interreligieuse», que ce soit du côté des intégristes ou des forces de sécurité irakiennes et de leurs alliés. On invoque entre autres le viol, la vente de femmes comme esclaves sexuelles, la destruction de propriétés civiles, le recrutement d'enfants soldats et la profanation de lieux religieux.

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