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Grèce: la police déjoue un complot de l'extrême gauche contre un parti

02/10/2014 05:11 EDT | Actualisé 02/12/2014 05:12 EST

ATHÈNES, Grèce - La police grecque a fait savoir jeudi qu'elle avait fait dérailler un complot prévoyant une attaque à la bombe par un groupe d'extrême gauche contre le siège du parti au pouvoir, Nouvelle démocratie, le jour des célébrations de son 40e anniversaire, ce week-end.

Au dire du ministre de la Sécurité publique Vassilis Kikilias, les plans pour l'attaque de samedi ont été découverts lors d'un raid policier à Athènes, au cours duquel un suspect a été arrêté et détenu en vertu d'accusations de terrorisme. Selon lui, il s'agissait d'un complot pour «affaiblir les institutions nationales et notre économie», à un moment où la Grèce peine à sortir de la crise financière.

Toujours selon le ministre, les autorités ont aussi trouvé des informations sur de possibles autres cibles, y compris des propriétaires de commerces, le président de la Fédération de l'industrie grecque et le président du plus important club de soccer du pays, l'Olympiakos.

Quant au suspect, il a été identifié comme étant un Grec refusant de coopérer avec la police, mais aucun autre détail n'a été fourni.

Nouvelle démocratie dirige le gouvernement de coalition, qui a imposé de sévères mesures d'austérité en échange de plans de sauvetage financiers internationaux. De hauts responsables du parti doivent se réunir dans le centre d'Athènes, samedi, pour célébrer l'anniversaire de la formation.

La descente policière a été ordonnée en lien avec l'arrestation, en juillet, du militant en fuite Nikos Maziotis, à la suite d'une fusillade survenue en plein jour dans le centre de la capitale, a mentionné le chef de la police, Dimitris Tsakanakis.

La Grèce combat depuis des décennies les violences provoquées par des anarchistes et des groupes d'extrême gauche. Au cours de raids policiers séparés menés cette semaine à Athènes et à Thessalonique, la deuxième plus grande ville du pays, les autorités ont mis la main au collet de six suspects après avoir découvert des armes et des munitions.

La police a par ailleurs détruit, jeudi, un colis suspect envoyé à la Bourse d'Athènes et intercepté dans la salle du courrier, et l'événement n'a pas interrompu les échanges financiers. Selon les autorités, le paquet contenait de la poudre à canon et des piles, mais il n'a pas été possible de savoir si l'engin était prêt à exploser. L'escouade antiterrorisme fait enquête, indique un communiqué de la police.

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