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«ACGE», l'association qui veut remplir les salles de cinéma

02/10/2014 10:12 EDT | Actualisé 02/10/2014 10:16 EDT
Phil Payne Photography via Getty Images

Les salles de cinéma traversent une passe difficile. Pour faire face aux baisses de recettes, un regroupement vient de voir le jour à Montréal sous le nom d’Association pour le cinéma sur grand écran (ACGE) dont l’objectif avoué est de redonner l’envie au public de retourner dans les salles obscures.

Mercredi, en conférence de presse, quatre membres de l’association sont venus présenter aux médias la nouvelle structure regroupant certains des grands intervenants du milieu cinématographique tels le distributeur Séville, le producteur micro_scope, l’exploitant de salles Cineplex et le réalisateur Ricardo Trogi.

«On veut ramener les gens au cinéma», a lancé à titre de conseiller stratégique auprès de l'ACGE, François Macerola. L'ex-président et chef de la direction de la SODEC – devenu le président du conseil d'administration de QuébéComm – s’est dit confiant de la tâche à accomplir, malgré les difficultés.

«L’association va mettre en place plusieurs pistes d’action afin de donner aux salles de cinéma la place qui leur revient, a-t-il ajouté. Notre objectif fait l’unanimité. Un film est d’abord fait pour le grand écran. On veut rappeler au public québécois que voir un film dans une salle dotée d'équipement à la fine pointe de la technologie est une expérience irremplaçable».

C’est d’ailleurs cette expérience que l’association tentera de mettre en valeur par le biais d’un groupe de réflexion composé d’intervenants de tous les secteurs de l’industrie du cinéma. M. Macerola a assuré que d’autres noms devraient rejoindre l’organisme comme Monia Chokri, Michel Côté, Anne Émond, Chloé Robichaud et Patrice Robitaille.

Contrer la crise

L’ACGE apparaît dans une ambiance morose pour l’industrie qui voit la fréquentation en salles baisser fortement. De plus, selon un récent rapport commandé par Téléfilm, la SODEC et le Fonds des médias du Canada, 5 % des films sont vus au grand écran, contre 93 % à la maison. Des pourcentages qui révèlent un profond bouleversement dans les habitudes de consommation.

Sans renier les mutations en cours, Patrick Roy, président de Séville a pour sa part expliqué que la désaffection des salles était avant tout un phénomène cyclique. «Je ne suis pas inquiet. Les gens sont prêts à retourner au cinéma si on leur propose des films de qualité. Au cœur des changements, il existe une réalité qui ne change pas: si un film ne fonctionne pas en salles, il ne fonctionnera pas sur les autres plateformes», a-t-il expliqué.

Pour l’instant, aucune mesure concrète n’a été révélée par les quatre membres, mais le président de l’association, Raffaele Papalia de Cinémas Ciné Entreprise a promis de véritables gestes pour attirer le public dans les salles de cinéma. «On veut obtenir des consensus et s'exprimer aux médias sur les enjeux de l'industrie. On veut défendre les films en salles et pour cela, on va être capable de prendre des actions», a-t-il dit.

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