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La chef du Secret Service démissionne après une intrusion à la Maison-Blanche

01/10/2014 04:01 EDT | Actualisé 01/12/2014 05:12 EST

WASHINGTON - La directrice du service responsable de la protection du président des États-Unis, Julia Pierson, a démissionné mercredi à la suite d'une intrusion à la Maison-Blanche.

Le secrétaire à la Sécurité intérieure, Jeh Johnson, a indiqué que Mme Pierson avait offert de démissionner et qu'il avait accepté.

Cette décision est survenue un jour après le témoignage de Mme Pierson devant le comité de régie interne de la Chambre des représentants et de la réforme gouvernementale, lors d'une audience sur les récentes failles dans la sécurité de la Maison-Blanche.

Mme Pierson travaillait au sein du Secret Service depuis 30 ans.

Plusieurs importants législateurs, autant démocrates que républicains, avaient demandé à Mme Pierson de démissionner, plus tôt mercredi. Elle avait perdu plusieurs appuis après son témoignage sur une récente introduction par effraction à la Maison-Blanche.

Les bureaux du sénateur Chuck Schumer, le troisième démocrate le plus influent au Sénat, et du sénateur Lindsey Graham, un républicain influent, avaient indiqué qu'ils allaient demander la démission de Mme Pierson mercredi. Le républicain Jason Chaffetz, membre du comité de régie interne de la Chambre des représentants, avait déclaré que Mme Pierson devait démissionner ou que le président Barack Obama devait la congédier.

Le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, avait déclaré que le témoignage de Mme Pierson, mardi, «nous a laissés avec plus de questions que de réponses». M. Boehner n'avait pas demandé la démission de Mme Pierson, mais appuyait plutôt l'ouverture d'une enquête indépendante.

Par ailleurs, l'homme qui est accusé d'avoir sauté par-dessus une clôture pour s'introduire dans la Maison-Blanche le 19 septembre a plaidé non coupable, mercredi, à des accusations d'introduction par effraction dans la demeure présidentielle alors qu'il transportait un couteau.

L'avocat d'Omar J. Gonzalez, David Bos, a présenté le plaidoyer au nom de son client lors de procédures qui ont duré 20 minutes en raison d'une mésentente entre M. Bos et la juge Deborah Robinson.

Portant la tenue traditionnelle orange des prisonniers, Gonzalez est resté assis à la table de la défense et ne s'est pas adressé à la cour.

La juge Robinson souhaite que Gonzalez passe des examens afin de déterminer s'il est apte à subir un procès. M. Bos s'y oppose, affirmant qu'il ne veut pas fournir au gouvernement la quantité d'informations nécessaire pour compléter les examens.

Gonzalez fait face à trois chefs d'introduction par effraction dans un édifice interdit au public tout en transportant une arme meurtrière. Il est aussi accusé d'avoir transporté une arme dangereuse à l'extérieur d'un domicile ou d'une entreprise et de possession illégale de munitions.

Après l'arrestation de Gonzalez, les enquêteurs ont retrouvé plus de 800 balles, une machette et deux haches dans sa voiture.

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