NOUVELLES

Construction de 2500 logements israéliens à Jérusalem-Est

01/10/2014 03:56 EDT | Actualisé 01/12/2014 05:12 EST

JÉRUSALEM - Des dirigeants municipaux ont indiqué mercredi qu'ils avaient donné le feu vert à la construction d'un projet immobilier israélien controversé à Jérusalem-Est, portant un dur coup aux relations déjà fragiles avec les Palestiniens.

La décision pourrait susciter un nouveau concert de reproches à l'échelle internationale.

L'annonce a été rapportée par un groupe de surveillance contre la colonisation alors que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou rencontrait le président américain Barack Obama à la Maison-Blanche, même si les dirigeants ont indiqué que la décision avait été prise il y a deux semaines. Les États-Unis ont critiqué à maintes reprises la construction de logements israéliens dans la portion est de Jérusalem.

La municipalité de Jérusalem a indiqué dans un communiqué que l'adjoint au maire Kobi Kahlon avait approuvé la construction d'environ 2500 logements à Givat Hamatos, un projet qui viendrait compléter une bande de logements juifs à Jérusalem-Est et qui représenterait un autre obstacle pour les Palestiniens, qui souhaitent établir leur capitale dans le secteur.

Un dirigeant municipal de Jérusalem a qualifié la manoeuvre de simple formalité, ajoutant que la signature ne faisait que formaliser un projet qui avait été approuvé il y a trois ans. Il a tout de même admis que l'étape franchie était «l'approbation finale» avant d'envoyer les appels d'offre pour amorcer le processus de construction.

Le dirigeant, qui a parlé sous le couvert de l'anonymat parce qu'il n'était pas autorisé à parler aux médias, a dit que M. Kahlon avait signé l'ordre il y a deux semaines et que le moment de la décision n'avait aucun rapport avec les tensions actuelles avec les Palestiniens ou la rencontre entre Benjamin Netanyahou et Barack Obama.

Le communiqué de la municipalité a été publié dans un petit journal local la semaine dernière et a été repris mercredi par le groupe anti-colonisation «La Paix maintenant».

Une porte-parole du ministère du Logement israélien, Ariel Rosenberg, a accusé «La Paix maintenant» d'avoir choisi son moment pour reprendre le communiqué afin de saboter la rencontre à la Maison-Blanche.

PLUS:pc