POLITIQUE

Philippe Couillard veut remettre le Plan Nord sur les rails

30/09/2014 09:44 EDT | Actualisé 30/09/2014 09:44 EDT
SRC

Mis de côté lors de l'arrivée du Parti québécois au pouvoir en 2012, le Plan Nord revient au-devant de la scène politico-économique québécoise ce matin au Palais des Congrès de Montréal. Le premier ministre, Philippe Couillard, annoncera des investissements dans le cadre de la nouvelle mouture du projet lancé à l'origine par le gouvernement libéral de Jean Charest.

Avant de partir en vacances, en juin, M. Couillard avait déjà annoncé des investissements dans le Nord québécois en prévision de la relance du nouveau Plan Nord :

  • 63 millions dans un fonds spécial dédié au Plan Nord puisé dans le budget 2014-2015;
  • 100 millions pour la formation des travailleurs du Nord-du-Québec et pour améliorer la réussite scolaire des enfants de la région;
  • 3,2 millions pour le développement touristique;
  • Prolongement de la route 138;
  • Réfection de la route 389;
  • Approvisionnement de la Côte-Nord en gaz naturel, d'ici 2016, pour maximiser les gains énergétiques.

Plusieurs maires de la Côte-Nord s'inquiètent toutefois de cet intérêt pour les richesses naturelles de leur région. Ils craignent que le gouvernement ne fasse des investissements seulement pour venir exploiter les ressources naturelles sans laisser de bénéfices économiques durables aux résidants de la Côte-Nord. « Là, normalement, on devrait travailler ensemble, mais la Côte-Nord souhaite être autre chose que le garde-manger du Québec où l'on viendrait se servir avant de repartir », explique le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier.

« Toute la question du « fly in-fly-out » par exemple. Parlez-en avec la mairesse de Port-Cartier où, chez elle, les travailleurs rentrent en début de semaine et repartent à la fin de la semaine », poursuit-il.

« Il ne reste pas grand-chose dans l'économie de Port-Cartier. Insistons pour que les gens viennent s'installer. »

— Réjean Porlier

La dernière conférence organisée au Palais des Congrès sur le Plan Nord, en avril 2012, avait été perturbée par des manifestations étudiantes dans le cadre du « printemps érable ». Le premier ministre Jean Charest avait fait de l'humour en prédisant que les étudiants pourraient trouver de l'emploi dans le Nord-du-Québec. L'ancien premier ministre a d'ailleurs été aperçu pénétrant dans l'enceinte du Palais des Congrès, plus tôt ce matin.

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