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La mort de la cycliste Mathilde Blais était évitable, selon le coroner

30/09/2014 11:19 EDT | Actualisé 30/09/2014 11:19 EDT
Capture d'écran

Le coroner Paul G. Dionne estime que la mort de la cycliste Mathilde Blais, tuée par un camion sur la rue Saint-Denis, aurait pu être évitée.

Cet accident mortel qui a fait la manchette au printemps s'est produit vers 6 h 40, le matin du 28 avril dernier dans la pente du viaduc de la rue Saint-Denis, à Montréal. Mathilde Blais, qui circulait dans la voie de droite sur un bixi en direction sud, a été écrasée sous les roues du camion.

« On ne saura jamais s'il y a eu contact avec Madame. On sait toutefois qu'elle est happée mortellement par les roues avant droites de la remorque par la roue interne », écrit le coroner Paul G. Dionne.

Selon lui, le premier impact, subi à la tête, a tué la cycliste sur le coup. Mathilde Blais, 33 ans, était orthophoniste.

Dans son rapport d'investigation, le coroner explique que ce décès, bien que totalement accidentel, aurait pu être évité si la chaussée avait été partagée, comme le montre la SAAQ dans ses publicités.

« Si tel avait été le cas, le camion-remorque aurait laissé le passage à Madame ou aurait empiété dans la voie de gauche, comme lui permet la réglementation pour dépasser un vélo », explique le coroner.

Pour minimiser les risques de tels accidents, le coroner recommande l'installation de jupes latérales sur toutes les remorques de façon à empêcher un piéton ou un cycliste de se retrouver sous les roues de la remorque en cas de chute ou d'accident.

Le coroner demande aussi au Ministère des Transports du Québec et à la SAAQ d'enchâsser dans un règlement les distances minimales entre un véhicule moteur et un vélo.

Enfin, le rapport demande à l'Union des municipalités du Québec « de favoriser dans l'aménagement urbain des corridors de circulation sécuritaire pour les vélos, en priorité sur les artères principales ».

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