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Hong Kong: la presse officielle chinoise baisse le ton (PHOTOS)

30/09/2014 06:24 EDT | Actualisé 30/09/2014 06:24 EDT
XAUME OLLEROS via Getty Images
Protestors and student demonstrators hold up their cellphones in a display of solidarity during a protest outside the headquarters of Legislative Council in Hong Kong on September 29, 2014. Hong Kong has been plunged into the worst political crisis since its 1997 handover as pro-democracy activists take over the streets following China's refusal to grant citizens full universal suffrage. AFP PHOTO / XAUME OLLEROS (Photo credit should read XAUME OLLEROS/AFP/Getty Images)

A travers sa presse officielle, Pékin semblait mardi s'armer de patience à l'égard du mouvement de protestation à Hong Kong, baissant d'un demi-ton sa réthorique pour en appeler à la "raison" à la veille de la fête nationale.

Très discrets sur les manifestations dans l'ancienne colonie britannique, les médias officiels, télévision en tête, se consacraient principalement aux cérémonies du 1er octobre, marquées par l'apparition place Tiananmen du président Xi Jinping, accompagné de la direction du Parti communiste chinois (PCC).

"Laissons la raison prévaloir", a titré l'éditorialiste du China Daily, quotidien officiel anglophone, relevant "les premiers signes d'une fuite des capitaux" à Hong Kong.

Manifestants à Hong Kong

"Il est impensable qu'on puisse parvenir à une société meilleure par des actions violentes", ou en "introduisant la politique sur les campus", ajoute le journal avant de s'en prendre à nouveau aux "extrémistes politiques" à la tête du mouvement d'occupation du centre financier, "Occupy Central".

"Un scénario plus sombre plane", avertit le quotidien, après que les organisateurs eurent reconnu selon lui que "les foules dans la rue échappaient maintenant à leur contrôle".

Le retrait des forces antiémeutes montre que les autorités de Hong Kong "peuvent exercer un certain degré de retenue", le temps que "les habitants réalisent le mal fait par les manifestants", prévient toutefois le journal.

Etudiants en tête, les manifestants à Hong Kong s'insurgent contre la décision de Pékin, annoncée en août, d'accorder le suffrage universel pour l'élection du chef de l'exécutif en 2017 tout en gardant le contrôle des candidatures.

Pour sa part, sous le titre "La campagne Occupy (Central): que du bruit", le quotidien anglophone Global Times assure dans son éditorial que "si les opposants continuent leur campagne, ils vont susciter plus de gêne pour les habitants, les investissements seront affectés, la Bourse et les marchés de devises chuteront".

Ceci "heurtera les intérêts de la population", ajoute le journal, qui réaffirme que "le gouvernement central ne cédera pas devant le chaos".

Tout en reconnaissant que "les opposants sont parvenus avec succès à la mobilisation initiale de leurs partisans", le journal officiel estimait qu'ils sont "devant un cul-de-sac".

L'édition en ligne du Quotidien du peuple, organe officiel du PCC, souligne dans un commentaire que les organisateurs des manifestations montrent "leur mépris du règne de la loi". Un autre commentaire au ton modéré souligne la nécessité de la "stabilité" à Hong Kong.

La Chine était mardi à la veille d'une semaine de congés pour la fête nationale et les autorités ont censuré massivement les informations en provenance de Hong Kong.

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hua Chunying, a qualifié lundi les manifestations d'"actes illégaux qui nuisent à l'Etat de droit et à la sécurité publique".

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