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Les populations de 3000 espèces se sont effondrées, prévient le WWF

30/09/2014 08:32 EDT | Actualisé 30/11/2014 05:12 EST

GENÈVE - Les populations d'environ 3000 espèces à travers le monde se sont effondrées bien plus qu'on ne le croyait, démontre une nouvelle étude réalisée par un des plus importants groupes environnementaux de la planète.

L'étude publiée mardi par le Fonds mondial pour la nature (WWF) pointe principalement du doigt l'activité humaine pour expliquer le déclin de 52 pour cent constaté chez certaines populations entre 1970 et 2010.

Le groupe a ajouté que des méthodes plus précises pour mesurer les populations de poissons, d'oiseaux, de mammifères, d'amphibiens et de reptiles expliquent le bond énorme par rapport au déclin de 28 pour cent qu'il annonçait précédemment pour la période 1970-2008.

La majorité des pertes ont été découvertes dans les régions tropicales, et surtout en Amérique latine. Le WWF affirme que cette étude, menée aux deux ans, constitue un baromètre de l'état de santé de la planète.

Le directeur général de l'organisation, Marco Lambertini, a prévenu qu'il n'y a aucune place pour la complaisance. Il a demandé qu'on accorde plus d'importance aux solutions renouvelables à l'impact de l'humain sur la nature, surtout en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre.

L'étude a analysé des données portant sur environ 10 000 populations de 3038 espèces vertébrées et provenant d'une base de données compilée par la Société zoologique de Londres. L'auteur de l'étude, Richard McLellan, a expliqué que cela représente un échantillon des populations sauvages à travers le monde.

L'étude identifie la pêche, la chasse et la perte ou la détérioration des habitats comme étant les principales menaces aux populations sauvages de la planète. Le réchauffement climatique, les espèces envahissantes et la maladie sont aussi évoqués.

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