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L'Équipe canadienne d'intervention en cas de catastrophe pas équipée pour l'Ebola

30/09/2014 05:48 EDT | Actualisé 30/11/2014 05:12 EST
Fuse via Getty Images

OTTAWA - L'Équipe canadienne d'intervention en cas de catastrophe (ÉICC) n'est pas équipée pour venir en aide aux pays d'Afrique de l'Ouest aux prises avec l'épidémie d'Ebola, affirme le premier ministre Stephen Harper.

Le Canada souhaite quand même faire tout ce qu'il peut pour aider les pays alliés, les gouvernement locaux et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la lutte contre l'épidémie de ce virus redoutable.

En réponse à une question du chef néo-démocrate Thomas Mulcair, durant la période de questions à la Chambre des communes,mardi, M. Harper a dit qu'il s'est entretenu avec la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, la semaine dernière, à propos de ce que le Canada fait pour l'aider.

Il mentionne aussi que 30 millions $ en aide additionnelle ont été annoncés par le ministre du Développement international, Christian Paradis, à New York, la semaine dernière.

Mais l'ÉICC - qui peut fournir des soins d'urgence de base, de l'eau potable, des réparations d'infrastructures simples et des communications avec les agences d'aide humanitaire - ne serait pas en mesure d'aider l'Afrique de l'Ouest.

L'équipe de 200 membres est surtout conçue pour des opérations d'urgence à la suite de catastrophes naturelles, telles que le tremblement de terre au Pakistan en 2005, le séisme en Haïti en 2010, ou le typhon de l'an dernier aux Philippines.

«Ma compréhension est que les compétences de l'ÉICC ne sont pas adaptées à cette mission particulière, mais nous examinons par quels moyens nous pourrions aider», a déclaré M. Harper.

La semaine dernière, le ministre Paradis a annoncé que le Canada ferait don de 30 millions $ à la lutte, à travers des organismes comme la Croix-Rouge canadienne ou d'autres agences d'aide. Le Canada avait déjà accordé 5 millions $ et des centaines de doses d'un vaccin expérimental pour enrayer l'épidémie. Des spécialistes canadiens et des laboratoires mobiles sont sur le terrain dans les régions touchées.

Le virus Ebola a déjà tué environ 3000 personnes en Sierra Leone, en Guinée, au Liberia, au Sénégal et au Nigeria depuis cet été. En fin d'après-midi, mardi, les autorités sanitaires américaines ont confirmé un premier cas d'Ebola aux États-Unis.

L'épidémie continue de se répandre et les experts de la santé préviennent que le nombre de cas d'infection pourrait exploser au cours des prochains mois si des mesures supplémentaires ne sont pas prises. Le taux de fatalité du virus est de 50 pour cent, selon l'OMS, bien que certaines régions voient ce taux grimper à 90 pour cent.