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Procès Karadzic au TPIY pour 11 crimes dont le génocide: plaidoiries finales

29/09/2014 04:26 EDT | Actualisé 28/11/2014 05:12 EST

LA HAYE, Pays-Bas - L'ancien leader politique des Serbes bosniaques, Radovan Karadzic, a livré sa plaidoirie, mercredi, dans les dernières heures du procès qu'il subit devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye, aux Pays-Bas.

Dans une déclaration écrite, l'accusé âgé de 69 ans affirme qu'il ne devrait pas être condamné. Il fait l'objet de 11 chefs d'accusation, dont celui de génocide, pour le massacre de milliers d'hommes et de garçons musulmans dans l'enclave de Srebrenica, en 1995.

Cependant, Radovan Karadzic ajoute qu'en tant que leader d'une communauté en temps de guerre, il porte une responsabilité morale pour les crimes qui ont été commis par le peuple serbe de Bosnie.

À son avis, les procureurs du tribunal n'ont pas démontré qu'il avait été le reponsable d'atrocités commises pendant la guerre en Bosnie-Herzégovine entre 1992 et 1995; le bilan du conflit a été de quelque 100 000 morts.

En début de semaine, les procureurs des Nations-Unies (ONU) ont réclamé qu'en cas de verdict de culpabilité, l'accusé soit envoyé en détention à perpétuité.

Le procureur Alan Tieger a soutenu que M.Karadzic s'était d'abord vanté de sa mise en place d'une campagne de nettoyage ethnique des non-Serbes dans certaines régions de la Bosnie avant de la nier, commettant ainsi du révisionnisme historique.

Après la fin de la guerre, Radovan Karadzic, qui est médecin de profession, s'est caché pendant de nombreuses années; il a finalement été arrêté en Serbie en 2008 et son procès à La Haye a débuté l'année suivante.

L'ancien commandant de l'armée des Serbes bosniaques, le général Ratko Mladic, est lui aussi jugé devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie.

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