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Les phénomènes météorologiques extrêmes seraient liés au réchauffement climatique

29/09/2014 04:02 EDT | Actualisé 29/11/2014 05:12 EST

WASHINGTON - Des scientifiques ont examiné 16 cas de conditions météorologiques extrêmes de l'an dernier et ont conclu que plus de la moitié ont été causées par le réchauffement climatique induit par l'homme.

Les chercheurs ont découvert que les changements climatiques ont augmenté la probabilité de neuf conditions extrêmes: les vagues de chaleur en Australie, en Europe, en Chine, au Japon et en Corée; les pluies diluviennes dans des parties des États-Unis et de l'Inde; et les sécheresses en Californie et en Nouvelle-Zélande.

Ils n'ont pu faire ce lien dans les cas d'un blizzard hâtif au Dakota du Sud, des orages terrifiants en Allemagne et dans les Pyrénées, des pluies au Colorado, dans le centre et le sud de l'Europe et du printemps froid en Angleterre.

L'influence des activités humaines sur l'année record de chaleur qu'a connue l'Australie en 2013 est limpide, affirme Peter Stott du bureau météorologique britannique.

Un dossier plus délicat était celui de la sécheresse en Californie, seule condition extrême à s'être poursuivie cette année. Deux équipes de chercheurs n'ont pas trouvé de lien entre le réchauffement climatique et les températures de l'eau et de l'air. Une troisième équipe de l'université Stanford a toutefois découvert un lien avec les tendances de la haute pression atmosphérique. Les chercheurs de Stanford ont fait une reconstitution informatique avec et sans le réchauffement provenant de la combustion de charbon, de pétrole et de gaz. La haute pression, qui bloque le système amenant la pluie que reçoit habituellement la Californie en hiver, était trois fois plus probable avec les facteurs humains.

Le directeur du centre d'information de l'administration océanique et atmosphérique nationale américaine, Tom Karl, considère qu'il y a toujours plus d'un facteur pour expliquer les phénomènes extrêmes. La «variabilité naturelle» fait toujours partie de ces événements.

Durant de nombreuses années, les scientifiques affirmaient qu'ils ne pouvait attribuer des événements météorologiques isolés au réchauffement climatique anthropique. Grâce à de meilleurs modèles informatiques et de nouvelles percées scientifiques, ils peuvent parfois voir comment les risques d'apparition d'un phénomène augmentent ou non à cause des changements climatiques. Une autre école de pensée s'oppose toutefois au fait de considérer un événement isolé.

Selon les éditeurs de la compilation d'études, publiée lundi dans une édition spéciale du bulletin de la société météorologique américaine, les humains et les animaux sont plus touchés par les phénomènes extrêmes que par les changements moyens, donc ils y sont davantage attentifs.

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