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La Californie passe une loi sur le consentement sexuel dans les universités

29/09/2014 09:05 EDT | Actualisé 29/09/2014 09:05 EDT
David Jones/PA Archive
POSED BY MODEL. Generic photo of a teenager drinking alcohol. Children under 15 should not drink a drop of alcohol, even at home, the Government's chief medical officer said today.

La Californie a promulgué une loi nécessitant la formulation explicite du consentement sexuel sur les campus universitaires, afin de protéger les jeunes femmes du viol, notamment si elles sont sous influence de drogues ou d'alcool.

Le gouverneur de cet Etat de l'ouest américain, Jerry Brown, a signé tard dimanche la nouvelle loi, surnommée "Yes means yes" ("oui, c'est oui"), une première du genre aux Etats-Unis.

Selon ce texte, les partenaires sexuels doivent donner "leur accord explicite, conscient et volontaire" avant toute relation sexuelle.

"L'accord explicite ne peut être donné par quelqu'un d'endormi, d'inconscient", ou s'il ou si elle est "sous l'influence de drogues, d'alcool ou de médicaments", stipule le texte de loi 967 sur les agressions sexuelles sur les campus.

L'université de Californie (UC) a salué la signature de la nouvelle loi: "nous sommes heureux de voir que ce projet est devenu une loi à part entière", a dit à l'AFP Dianne Klein, porte-parole de l'université.

"Le consentement explicite est l'un des nombreux facteurs qui est évalué quand des violences sexuelles font l'objet d'enquêtes sur nos campus, mais c'est un facteur extrêmement important", a-t-elle ajouté.

Un porte-parole de l'association des étudiants de Californie (UCSA), Jefferson Kuoch-Seng, a de son côté "félicité" le gouverneur Brown d'avoir signé ce texte qui représente une "étape importante dans la façon dont les universités devraient traiter les victimes de violences sexuelles et leurs agresseurs".

"Il reste toutefois beaucoup de travail et l'UCSA va continuer à défendre, éduquer, et faire porter l'attention sur la question des violences sexuelles", a-t-il ajouté dans un courriel à l'AFP.

Plus tôt ce mois-ci, le président américain Barack Obama avait lancé une campagne de sensibilisation pour interdire la "tolérance silencieuse" des viols sur les campus universitaires.

Il a souligné qu'une femme sur 5 est agressée sexuellement pendant ses années universitaires aux Etats-Unis.

"Sur l'ensemble de ces agressions, seules 12% sont déclarées. Et parmi celles-ci, seule une portion des agresseurs est punie", avait-il ajouté.

Une étudiante en art de l'Université de Columbia américaine, Emma Sulkowicz, a aussi contribué à mettre en lumière ce problème en en faisant le sujet de sa thèse, "Carry that weight", et en se promenant partout depuis le début de l'année scolaire avec le matelas sur lequel elle a été violée dans son dortoir.