POLITIQUE

Retraites : la FTQ déplore le refus de négocier de Québec

28/09/2014 10:39 EDT | Actualisé 28/09/2014 10:53 EDT
Radio-Canada

La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) estime que de plus en plus de Québécois se rendent compte que le gouvernement Couillard ne veut tout simplement pas négocier dans le dossier des caisses de retraite alors qu'il fera adopter le projet de loi 3 dans les prochaines semaines en n'y apportant que des assouplissements mineurs.

« Je pense que le public commence à prendre conscience que l'on tente d'imposer des choses sans nécessairement vouloir les négocier, a déclaré le président de la FTQ. Il comprend que ce que l'on revendique avant toute chose c'est un endroit pour négocier et que cet endroit, le lieu véritable pour négocier, il n'est pas là dans le projet de loi du ministre Pierre Moreau [Affaires municipales] » a martelé le leader syndical, en entrevue avec La Presse Canadienne.

Interrogé après les conclusions d'ententes entre Québec et les deux fédérations de médecins (omnipraticiens et spécialistes), qui auraient mis de l'eau dans leur vin dans pour parvenir à un accord, M. Boyer s'est dit prêt lui aussi à faire de même, mais à condition de pouvoir négocier.

« Nous, on est prêts à mettre de l'eau dans notre vin dans le sens que [...] les médecins ont eu la chance de négocier. Nous, on n'a pas encore eu cette chance de négocier, le ministre Moreau fait encore la sourde oreille. Il vient de dire qu'il a déposé le projet de lui et que c'est le cadre pour discuter. Mais c'est un cadre trop rigide et il faut avoir un cadre plus libre de négociations entre les parties », a insisté M. Boyer.

La Coalition syndicale, représentant des syndicats à l'échelle municipale, compte maintenir la pression sur le gouvernement québécois alors que le ministre Moreau rappelait qu'il n'était pas question de faire assumer par les contribuables les déficits passés des régimes de retraite.

M. Boyer revient encore sur le fait que tout avait été négocié de bonne foi dans le passé. « Les avantages ont été obtenus librement, au fil des ans, au fil des contrats de travail négociés, signés de bonne foi avec les parties, et là on vient d'un coup de baguette magique, dire bingo, que rien ne s'est passé au cours des 15, 20 ou 25 dernières années et on repart à neuf ».

La FTQ reconnaît toutefois que le problème des caisses de retraite est sérieux et qu'il faut agir.

« La pire des choses est de ne rien faire, on est conscient de la problématique des régimes de retraite », a dit M. Boyer, insistant sur le fait que des accords ont déjà été signés dans le passé, entre autres entre Montréal et ses cols bleus, Québec et ses cols blancs et cols bleus dans beaucoup d'autres villes aussi.

« On veut s'asseoir et négocier, mais le projet de loi 3 impose des conditions et il n'y a pratiquement plus rien à négocier », a-t-il déploré.

Les régimes de retraite en bref