NOUVELLES

Nétanyahou entend réfuter les «mensonges» d'Abbas lors de son discours à l'ONU

28/09/2014 08:27 EDT | Actualisé 28/11/2014 05:12 EST

JÉRUSALEM - Le premier ministre israélien a quitté son pays, dimanche, pour se diriger vers le siège des Nations unies à New York, où il entend réfuter «tous les mensonges» sur la récente guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza.

Benyamin Nétanyahou a fait ces commentaires après que le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, eut accusé Israël d'avoir commis «une série de crimes de guerre» et une «guerre génocidaire» à Gaza lors de son discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, vendredi.

La référence au «génocide» est considérée comme provocatrice par M. Nétanyahou et les Israéliens en général, qui gardent en mémoire l'Holocauste mené par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale.

M. Nétanyahou a promis de servir une réponse appropriée à M. Abbas durant son propre discours devant l'Assemblée générale, lundi. Le premier ministre israélien a promis de «réfuter les mensonges dirigés contre nous» et de «dire la vérité sur notre État et les soldats héroïques des Forces de défense israéliennes, l'armée ayant le plus grand sens moral au monde».

Lors de la guerre de 50 jours dans la bande de Gaza, qui a pris fin le 26 août, Israël a mené des milliers de frappes aériennes contre de présumées cibles liées au Hamas dans l'enclave palestinienne surpeuplée, tandis que les extrémistes ont tiré des milliers de roquettes vers Israël.

Plus de 2100 Palestiniens ont été tués, dont une grande majorité de civils, et quelque 18 000 unités résidentielles ont été détruites, selon les données de l'ONU. Du côté israélien, 66 soldats et six civils ont perdu la vie durant le conflit.

Les déclarations de M. Abbas à l'ONU semblent avoir indisposé de nombreux Israéliens, et pas seulement M. Nétanyahou et les membres de son gouvernement.

«Le génocide est un terme qui ne devrait pas être évoqué de façon frivole», a écrit un journaliste du quotidien «Yediot Ahronot», Nahum Barnea.

«En termes diplomatiques et juridiques, cela équivaut à une déclaration de guerre.»

PLUS:pc