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Fin de la grève de 14 jours à Air France: mais pas d'entente avec les pilotes

28/09/2014 01:05 EDT | Actualisé 28/11/2014 05:12 EST

PARIS - La grève des pilotes d'Air France a pris fin dimanche, même si aucune entente n'a pu être conclue entre les parties.

Les pilotes avaient quitté le travail il y a deux semaines. Ils exigent d'obtenir un contrat unique pour les pilotes d'Air France et de Transavia, la filiale à prix populaire du groupe.

Le débrayage a été coûteux pour le transporteur aérien, alors que la moitié de sa flotte a été clouée au sol pendant 14 jours, provoquant la frustration de milliers de passagers à travers le monde.

Des négociations pour en arriver à un accord devraient se poursuivre au cours des prochains jours.

Après une séance de négociation tardive avec la direction, les dirigeants syndicaux du SNPL ont réalisé, malgré l'absence d'entente, que la grève «n'était pas une fin en soi», a indiqué le porte-parole Antoine Amar. Le syndicat «prenait ses responsabilités» et mettait fin au conflit de travail pour que le service puisse reprendre et les discussions se poursuivre de façon paisible, a-t-il dit.

De son côté, Air France a fait savoir par communiqué que le service reprendrait «progressivement» dès mardi, ce qui signifie que les vols annulés ne seront pas repris.

Le syndicat des pilotes a dit ne pas s'opposer à l'essor de la filialeTransavia, mais plutôt rejeter les conditions de travail suggérées. La grève a débuté il y a deux semaines par crainte que la direction ne cherche à sous-traiter leurs emplois dans des pays aux taxes et coûts de main-d'oeuvre moins importants.

Dans son communiqué, Air France a cependant annoncé son intention de «poursuivre sans délai le développement accéléré de Transavia en France» — ce qui porte à croire que la récrimination des pilotes, selon qui les contrats pour les activités de cette division étaient insuffisants en France, n'ont pas été entièrement écoutées par l'administration. Le transporteur tient à son plan de création de 1000 emplois en France, y compris 250 postes de pilotes.

La compagnie avait précédemment fait savoir que le débrayage coûtait jusqu'à 25 millions $ US par jour.

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