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Air France: le syndicat de pilotes majoritaire (SNPL) annonce la fin de la grève

28/09/2014 08:56 EDT | Actualisé 28/09/2014 08:56 EDT
STEPHANE DE SAKUTIN via Getty Images
Air France planes are parked on the tarmac of Charles de Gaulle airport on September 24, 2014 in Roissy, north of Paris, on the 10th day of Air France's pilots strike against the company's plan to develop its low-cost subsidiary. AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN (Photo credit should read STEPHANE DE SAKUTIN/AFP/Getty Images)

Le syndicat majoritaire des pilotes d'Air France, en grève depuis deux semaines, a annoncé dimanche à l'AFP l'arrêt de son mouvement, le plus long de l'histoire de la compagnie, sans avoir obtenu de la direction la satisfaction de ses revendications.

Le Premier ministre français Manuel Valls, monté au créneau à plusieurs reprises en appui des dirigeants d'Air France pour dénoncer un conflit "insupportable", s'est immédiatement félicité "de la fermeté du gouvernement".

L'Etat français est actionnaire à près de 16% du groupe Air France-KLM, numéro deux européen du transport aérien derrière la Lufthansa allemande.

"Les conditions du dialogue social ne sont aujourd'hui pas réunies. Nous avons décidé de prendre nos responsabilités en levant le mouvement de grève", a déclaré à l'AFP le porte-parole du syndicat SNPL, Guillaume Schmid, après l'échec de négociations dans la nuit.

Selon lui, les pilotes souhaitent désormais "poursuivre les discussions dans un cadre plus serein", d'où leur décision de sortir d'un conflit impopulaire et qui pesait sur les comptes d'Air France.

La grève a cloué au sol la moitié des avions de la compagnie en moyenne depuis le 15 septembre, avec un coût évalué par la direction à 20 millions d'euros par jour.

Les pilotes s'opposaient au projet de développement d'Air France dans le low cost, via la filiale à bas coûts Transavia, jugé "stratégique" par la direction et les experts du secteur pour assurer l'avenir du groupe, en restructuration financière depuis trois ans.

Air France avait lâché du lest dans la semaine en renonçant au développement de bases Transavia Europe, que les pilotes craignaient de voir déboucher sur un "dumping social" avec des contrats à statut local variant selon les pays.

Mais les pilotes continuaient de batailler depuis sur les conditions de travail au sein de Transavia France. Craignant de voir les avantages sociaux de leur statut Air France actuel se dégrader au profit de celui moins généreux proposé pour la filiale, ils réclamaient un contrat unique pour tous les pilotes du groupe.

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