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Le président de l'Allemagne, Joachim Gauck, se réjouit que le Québec ne se soit pas séparé du Canada

Le président allemand heureux que le Québec soit toujours dans le Canada
PC

Le président de l'Allemagne, Joachim Gauck, s'est réjoui, samedi, que le Québec ne se soit pas séparé du Canada.

Le chef de l'État allemand a fait cette déclaration à l'occasion d'une étape dans la capitale québécoise d'une mission économique qui l'a mené à Toronto et Ottawa au cours des derniers jours.

Dans une allocution, en présence du premier ministre Philippe Couillard, M. Gauck a brièvement évoqué le projet indépendantiste québécois.

Soulignant le rôle important du Québec au sein du Canada, M. Gauck s'est montré satisfait qu'il demeure dans la fédération canadienne.

Lors d'un point de presse qui a suivi, M. Couillard a estimé que le commentaire du chef de l'État allemand trouve régulièrement des échos à l'étranger.

M. Couillard croit que la stabilité du Canada est appréciée, sans que cela porte pour autant atteinte à la perception du caractère distinct du Québec.

"C'est un commentaire qu'on entend assez régulièrement à l'étranger, a-t-il dit. Les gens sont contents qu'au Canada l'ambiance politique soit stable. Ils reconnaissent cependant très bien le caractère distinct du Québec. Les gens savent très bien qu'au Québec on a une société distincte francophone mais en général les gens font ce genre de commentaire."

Quelques minutes plus tôt, M. Gauck avait pris la parole dans une salle du centre des congrès de Québec où des politiciens et gens d'affaires allemands étaient réunis en présence de M. Couillard et plusieurs de ses ministres.

Après une brève allocution de M. Couillard à propos de ses projets de développement économique du Plan Nord et de la Stratégie maritime, le chef de l'État allemand a exprimé son plaisir d'être au Québec, où le dernier référendum sur la souveraineté remonte à 1995.

"Nous sommes ici au Québec et pour nous c'est une grande chance, c'est un grand plaisir, a-t-il dit. Lorsque nous nous sommes préparés à cette visite, nous avons appris le rôle important et particulier que joue votre province. Nous sommes également heureux qu'il n'y ait pas eu de séparation de votre province du Canada."

Cette déclaration survient un peu plus d'une semaine après un référendum en Écosse où les électeurs ont rejeté l'option de déclarer leur indépendance pour choisir de demeurer au sein du Royaume-Uni.

M. Gauck a souligné samedi les efforts du prédécesseur libéral de M. Couillard, Jean Charest, qui a été un ardent promoteur de l'accord de libre-échange Canada-Union européenne, dont certains aspects sont toutefois contestés par l'Allemagne. Le président allemand n'a cependant pas évoqué ce contentieux.

Selon M. Couillard, les propos de M. Gauck au sujet de la séparation du Québec ne constituent pas un cas d'ingérence dans les affaires internes québécoises.

"Je pense que ce serait respecter très peu la capacité de jugement des Québécois que de dire ça, a-t-il dit. (M. Gauck) a exprimé son opinion, c'est la perception que beaucoup de gens à l'étranger ont du Québec et du Canada. Ça ne change pas le débat interne."

M. Couillard a cependant rappelé que "le choix du Québec quant à son destin, c'est au Québec que ça se fera".

Selon un récent sondage, l'effervescence écossaise a eu pour effet de faire progresser les appuis à la souveraineté au Québec qui, selon CROP, sont passés à 41 pour cent, en septembre, un bond de sept points par rapport à août.

Samedi, le président de la région espagnole de Catalogne, Artur Mas, a ratifié un décret qui prévoit un référendum sur l'indépendance le 9 novembre, malgré l'opposition de Madrid qui considère ce scrutin illégal.

Référendum de 1995: et le NON l'emporta!

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