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Selon les tweets d'un jihadiste, le chef du groupe Khorassan aurait été tué

27/09/2014 10:20 EDT | Actualisé 27/09/2014 10:22 EDT
ASSOCIATED PRESS
In this photo released by the U.S. Navy, A-18C Hornet, attached to Strike Fighter Squadron (VFA) 87, prepares to launch from the flight deck of the aircraft carrier USS George H.W. Bush (CVN 77) to conduct strike missions against Islamic State group targets, in the Arabian Gulf, Tuesday, Sept. 23, 2014. Syria said Tuesday that Washington informed President Bashar Assad's government of imminent U.S. airstrikes against the Islamic State group, hours before an American-led military coalition pounded the extremists' strongholds across northern and eastern Syria. (AP Photo/Robert Burck, U.S. Navy)

Des tweets envoyés par un jihadiste semblent confirmer que le chef présumé du groupe Khorassan, cible de frappes aériennes américaines en Syrie, aurait été tué, a annoncé samedi SITE, le centre américain de surveillance des sites islamistes.

Selon SITE, un jihadiste qui a auparavant combattu au sein du groupe Khorassan a diffusé sur Twitter une série de messages dans lesquels il présente ses condoléances pour la mort de Muhsin al-Fadhli, membre de longue date du réseau Al-Qaïda et chef présumé de Khorassan, et pour celle de Abu Yusuf al-Turki, un autre leader du groupe.

Ces tweets semblent apporter la confirmation que Fadhli a été tué lors de frappes aériennes des Etats-Unis.

SITE indique en outre que dans ses tweets datés du samedi 27 septembre, le jihadiste déplore la situation sur le terrain en Syrie, où les forces de la coalition internationale menée par les Etats-Unis effectuent de nombreuses frappes.

Les avions et les missiles de croisière américains frappent des objectifs de l'organisation Etat islamique (EI) ainsi que de Khorassan, un groupe qui encore récemment était inconnu et dont Washington affirme qu'il s'apprêtait à lancer "des attaques majeures" aux Etats-Unis et en Europe.

Washington, qui depuis le 23 septembre attaque des objectifs de l'EI en Irak, a étendu la semaine dernière ses frappes au territoire syrien.

Les Etats-Unis et les membres, occidentaux et arabes, de la coalition qu'ils ont réunie veulent détruire l'EI, qui contrôle de vastes régions de l'Irak et de la Syrie, a proclamé un califat et a assassiné trois otages occidentaux, deux journalistes américains et un humanitaire britannique.

Des experts se montrent très sceptiques sur la nature réelle du groupe appelé Khorassan, dont le nom n'est apparu que très récemment, et considèrent qu'il s'agit en fait des jihadistes du Front al-Nosra.

Selon ces experts, Washington, en mettant en avant Khorassan et en déclarant que ce groupe comptait commettre des attentats aux Etats-Unis, a voulu montrer que ce n'était pas seulement la Syrie ou le Moyen-Orient qui étaient en péril mais bien les Américains eux-mêmes si l'aviation américaine n'intervenait pas.

"En Syrie, personne n'a jamais entendu parlé de Khorassan, sauf lorsque les médias américains l'ont évoqué récemment", a déclaré à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), proche de l'opposition syrienne.

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