POLITIQUE

Yves Bolduc rencontrera les nouveaux élus pour faire sa réforme

26/09/2014 01:47 EDT | Actualisé 26/11/2014 05:12 EST
PC

QUÉBEC - Le ministre Yves Bolduc rencontrera les nouveaux commissaires scolaires au lendemain des élections de novembre pour entreprendre les chamboulements qu'il veut opérer.

Rien n'est écarté par le ministre de l'Éducation, selon ce qu'il a dit en point de presse vendredi à Québec: réduction du nombre de commissions scolaires, voire leur suppression, diminution de moitié des subventions aux écoles privées, création d'un ordre professionnel des enseignants, ce sont tous des scénarios envisagés.

Dans le quotidien La Presse de vendredi, on apprenait que le ministre envisageait cette réforme tous azimuts, qui comprendrait aussi un transfert de pouvoirs en éducation aux municipalités, une réduction du nombre d'épreuves obligatoires du ministère et des changements à la taxation scolaire.

Le ministre récupère ainsi plusieurs des recommandations du rapport Champoux-Lesage.

Le nombre de commissions scolaires pourrait passer de 72 à 46, ou elles pourraient carrément disparaître.

Mais le ministre ne voit rien de paradoxal à aborder l'enjeu de l'abolition de cette structure au début de novembre, avec des commissaires qui viendront pourtant d'être élus.

«Ça fait sept ans que les commissaires ont été élus, cela fait trois ans qu'ils sont renouvelés, les gens (actuellement en place) nous disent qu'ils sont essoufflés», a-t-il déclaré.

C'est avec les nouveaux élus qu'il veut attaquer ses chantiers, même s'ils se pencheraient sur l'abolition des commissions scolaires. «Dès le lendemain des élections, on va regarder qu'est-ce qui doit être fait pour diminuer la bureaucratie, revoir nos structures et tout est mis sur la table. On exclut aucun scénario.»

La porte-parole péquiste en matière d'Éducation, Nicole Léger, estime pour sa part que le ministre tente ainsi de faire oublier ses bourdes et les compressions en cours.

«Ce sont juste des ballons d'essai pour éviter de parler de la vraie vie, a-t-elle dit en conférence de presse. Sur le terrain, dans la vraie vie, pour les familles et les enfants, ce sont les compressions, quand on coupe dans le transport scolaire, ou dans l'aide aux devoirs.»

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